Jean-Maurice Bonnefond c/o Francis Bourcier – 3 Rue des Lices 04300 Forcalquier Tel 0 (0 33) 641 140 104 – mail : jean4mau@proton.me
Forcalquier, le 18 09 2026
A l’attention de Messieurs Léo Purgette, Jean-Jacques Schneider et de Madame Françoise Verna, respectivement Président directeur, Directeur éditorial et Rédactrice en chef adjointe de
LA MARSEILLAISE
17 Cours d’Estienne-d’Orves
13221 MARSEILLE Cedex 1
Copie, pour info,
A Madame Lisa Défossez, journaliste à La Marseillaise – A Monsieur l’avocat – il m’est inconnu – de Monsieur Longuet Merlin, par l’entremise si elle est légale, de Madame la Présidente du Tribunal d’Appel d’Aix en Provence lors de l’audience du mardi 23 juin 2026,
Objet : Affaire jugée en appel à Aix en Provence, le mardi 23 juin 2026
Mesdames, Messieurs,
L’article en page 7 de La Marseillaise du 15 08 2026 évoquant une de vos plumes d’antan, Claude Martino, me donne le courage de vous écrire. Lié par une indéfectible amitié à Paul Carpita, il revient en un nouvel ouvrage sur l’inoubliable « Le rendez-vous des quais ». Le Cinéma du Bourguet, à Forcalquier, vient de nous offrir de (re)voir ce film.
On s’y est délecté, à la dérobée, de quelques images de la reconstruction du Port de Marseille. Elégant et ministériel chapardage de Fernand Pouillon, au nez et à la barbe d’André Leconte, le cador local de l’architecture. La vengeance ? Un plat qui se mange froid : Pouillon paya sa brillante plaisanterie, à la tenace rancune de bien des architectes, de 2 années entre les murs de la Prison de la Santé. De plus en plus accueillante aux notables, semble-t-il.
Le Fernand nous y gratifia d’un second trésor : « Les pierres sauvages ». Un modeste ouvrage relatant 10 mois de la construction de l’abbaye du Thoronet au 12ème siècle. 200 exemplaires diffusés par les Editions du Seuil en 1964 lui valurent, un an plus tard, le prix des Deux Magots. Depuis 1973 le livre est sans cesse réimprimé.
Bilan à comparer aux 3 semaines du récent parcours de Santé d’une idole déchue de la politique du showbiz. Elles permirent à l’antépénultième Président d’une démocratie à l’agonie de dresser, pour se protéger, un lucratif mur d’écrans publicitaires. Avec à la clef des champs un magot de bientôt près d’un million d’€ . « Fore sure ». « Selon que vous serez puissant ou …
L’objet de mon courroux.
Madame Lisa Défossez, est indigne d’exercer la profession de journaliste et salit votre quotidien et son lectorat de ses bavures. Ma référence, reste la Charte de Munich.
Elle aurait dû s’assurer de la véracité des sources et ne surtout pas déformer ce qu’elle a vu et entendu lors de cette audience.: Les journalistes doivent s’engager à transmettre des informations précises et vérifiées, évitant ainsi la propagation de fausses nouvelles.
Elle n’a pas fait preuve d’indépendance et n’a pas su se préserver des nombreuses pressions affectives, politiques ou économiques qui polluent cette affaire.
Elle n’a pas su faire preuve d’Équité : Accompagnant à cette audience une personne déjà condamnée d’assurer une représentation équilibrée des points de vue dans leurs reportages.
(rédaction de cette partie encore en cours sur la base de7 points)
• Véracité : Publier uniquement des informations dont l’origine est connue et s’engager à vérifier les faits avec rigueur.
• Rectification : Corriger rapidement toute information diffusée qui se révèle inexacte ou erronée.
• Indépendance : Refuser toute pression des pouvoirs politiques, économiques ou des annonceurs publicitaires.
• Secret professionnel : Protéger impérativement les sources d’information obtenues de manière confidentielle.
• Respect de la vie privée : S’interdire l’intrusion dans la vie intime des personnes et rejeter la diffamation ou la calomnie.
• Probité : Refuser les méthodes déloyales, le plagiat, ainsi que l’acceptation de cadeaux ou d’avantages en échange d’une publication.
• Impartialité : Séparer nettement l’information brute du commentaire, de la propagande ou de la critique ouverte.
Mon compte rendu personnel (rédaction presque terminée)
Salut à tous.
La cour d’appel est la juridiction du second degré. Elle juge les appels formés contre les jugements de première instance. Elle réexamine donc des affaires jugées une première fois par une juridiction de premier degré comme le tribunal judiciaire, le tribunal de commerce ou le conseil de prud’hommes.
En pratique, lorsqu’un justiciable n’est pas d’accord avec la décision rendue, il peut faire appel. Son contentieux est alors jugé une deuxième fois devant une cour d’appel. Celle-ci réexamine les éléments factuels de l’affaire et vérifie qu’il n’y a pas eu d’erreurs dans l’appréciation de la règle de droit.
Elle peut confirmer la première décision ou l’infirmer totalement ou partiellement, c’est-à-dire l’annuler ou la modifier. Dans ce cas, elle rend une nouvelle décision qui remplace l’ancienne.
Ce 23 juin 2026, s’est tenue l’audience de l’appel du jugement de Monsieur Longuet Merlin.
La salle d’audience, hors accusés et professionnels de justice, ne peut guère contenir plus d’une trentaine de personnes assises. Cette salle est heureusement climatisée. De 26 à 23 citoyennes et citoyens assisteront aux débats, dont une demi-douzaine resteront debout. La majorité de ces personnes semblent soutenir MM. Longuet fils et père dans cette épreuve. Je connais la moitié du public
La 1ère audience à laquelle nous avons presque tous assisté, portait sur une plainte en violences conjugales ensuite retirée. Parce qu’ils semblent s’être tous deux sincèrement réconciliés. Un brouillard de gêne à couper au couteau, peinant à habiller l’étalage public de cette misère qui n’est que fruit politique amer, que ni les mis en cause ni nous, pas plus que les avocats ou les magistrats ne parviennent à digérer.
La deuxième audience est consacrée à M. Merlin Longuet. Lui et son avocat ont « interjeté appel » . Dans le langage abscons d’une Justice toujours enrobée ça signifie contester. On s’essaie à traduire la langue de ces instruits pour comprendre ce qui est reproché au client de l’avocat. L’audience débute vers 15h15.
La Présidente, en préambule et semble-t-il à la suite d’un signalement de l’avocat de Merlin Longuet, signifie au dénommé Guillaume D. qu’elle peine à comprendre ce qu’il fait là. L’audience porte sur une affaire pour laquelle il a déjà été jugé, reconnu coupable et à ce titre condamné définitivement à 1000 € d’amende. Comme tout citoyen il peut assister à l’audience. Pas plus qu’ un autre membre du public il n’a le droit de s’ exprimer.
La Présidente indique, de manière chronologique et clinique, les faits au regard des quels MM. Longuet Merlin et Guillaume D ont été condamnés en 1ère instance. Elle présente assez équitablement, me semble-t-il, les différents point de vues.
La Présidente donne lecture, sans les dénombrer d’après mes souvenirs, des plaintes et condamnations dont M. Merlin Longuet a fait l’objet. Un 1er paquet pour défaut d’assurance, et diverses prunes automobiles. Un 2ème paquet pour non port du masque en plein air et absence de présentation du Pas’ sanitaire pendant la zoonose du Sars-Cov-2. Un 3ème paquet pour des vols de marchandises alimentaires. Une 4ème et dernière plainte porte sur la tentative de destruction d’un émetteur 5G, installé à l’époque sur les hauts de Forcalquier, au cours de laquelle M. Merlin Longuet a été brûlé puis dénoncé par des proches.
Une algarade provoquée par M. Guillaume D. trouve une ponctuation provisoire d’un « coup de boule sur le nez de M. Merlin Longuet, suivie en retour et en léger différé d’un poing sur le nez de M. Guillaume D. Tous deux saignent en chœur de leur appendice nasal. L’effusion se poursuit en une confuse échauffourée où M. Guillaume D. semble avoir récupéré un peu plus que la monnaie de sa pièce. (Impossible de s’empêcher de sourire en devinant ce que la Présidente a du mal à dissimuler : probablement, comme pour la 1ère affaire : « tout ça pour ça ! La Justice a sacrément d’autres chats à fouetter, et de toute urgence » – Ndlr).
M. Merlin Longuet a précisé qu’après la surprise du »coup de boule » porté par M. Guillaume D. il avait tenté de le tenir à distance par 3 brefs gestes professionnels de boxe. Avec en bouche le goût du sang qui lui pissait par le nez ce n’est que pour parer un second coup qu’il avoue avoir eu le réflexe de frapper. Puis de se détourner aussitôt pour éponger son sang dans un tee-shirt et stopper le saignement Il affirme n’avoir pas été de la mêlée qui a suivi. Il réfute toute tentative de lui faire porter la responsabilité des coups qui s’y sont échangés.
M. Merlin Longuet et son avocat ont exprimé le souhait que la Cour écoute, sur le champ, l’écoute d’un document sonore inédit couvrant toute la durée de l’échauffourée. Il est regrettable que la Présidente n’ait pas accédé à cette demande, sans justifier son choix.
L’Avocat Général, emmerdé aux entournures face à la chronologie des faits s’est un peu mélangé les pinceaux : avec la loi d’antan M. Longuet Merlin aurait agi en état de légitime défense, mais avec la loi actuelle, ce n’est peut-être plus tout à fait le cas. Difficile de le suivre. Il s’est cependant fait une religion. L’avocat général a proposé de transformer la peine ferme de huit mois en une peine assortie du sursis.
La Présidente a ensuite demandé à Merlin s’il avait quelque chose à ajouter. Ce qu’il a fait, en précisant que les 5 des plaintes pour vol de marchandises qu’avait évoquées la Présidente portaient sur de la nourriture en voie de péremption, jetée à la benne avant destruction par javellisation dans ses arrière-cours par la Grande Distribution. Nourriture transportée et stockée pour être gratuitement distribuée à aux plus démunis sur la ZDAC qu’il animait sur Forcalquier.
Enfin, à titre personnel, je n’ai qu’un regret, c’est que M. Merlin Longuet, par la voix de son avocat, n’ait pas évoqué les mesures d’éloignement du département dont il fait l’objet comme 2 de ses amis dont les initiales des prénoms sont A. et L.
Ces condamnations pèsent lourdement depuis maintenant des années sur eux, leurs familles et leurs proches. Elles sont aujourd’hui probablement sans objet et se sont transforment en indignes brimades qui, sous forme de pointages devenus insensés emmerdent tout le monde, aux dires, même, de certains pandores.
La date du délibéré est fixée au 2 septembre 2026. La séance est levée aux environs de 17h00.
Fait de mémoire et avec les moyens du bord, de retour à Forcalquier.
Jean Maurice – 22 h30 ce 23 juin 2026 .