Après 4 ans et demi de guerre, les civils Ukrainiens paient un lourd tribu en morts, blessés, destructions massives de maisons, écoles, hôpitaux, les villes étant régulièrement pilonnées par l’armée russe. Celle-ci essaie ainsi de détruire le moral ukrainien, mais se heurte à une résistance farouche d’un peuple qui n’a aucunement l’intention d’accepter la dictature de Poutine pas plus qu’il n’accepte par ailleurs la corruption du régime de Zélensky comme le montrent les manifestations actuelles contre lui.
Poutine a menacé d’amplifier sa tactique cet hiver en promettant à la population ukrainienne qu »il la ferait « geler » dans le froid par la destruction des ses installations électriques. L’Ukraine a répondu par la même menace en retour. Pour le moment, elle est en train de détruire les raffineries pétrolières russes qui sont touchées à plus de 50% ce qui fait que la pénurie d’essence s’aggrave fortement dans le pays avec des filles d’attente de plus en plus longues devant les stations service car hier, mercredi, dans tout le pays, il ne restait de l’essence que dans 28 % des stations-service, ont indiqué les médias pro-Kremlin. En conséquence le régime accompagne cette pénurie de multiples restrictions de distribution en même temps que les prix grimpent en flèche avec des répercussions dans tous les autres domaines avec des risques d’effondrement de l’économie et les révoltes qui pourraient aller avec. Déjà des premiers signes de mécontentement ont éclaté ici ou là que la dictature poutinienne essaie de faire taire par la force.
En même temps, l’armée russe qui perd plus de 1 000 hommes par jour, tués ou blessés graves, n’arrive plus à maintenir et renouveler ses effectifs, piétine depuis 4 ans, avance d’un km ici pour en perdre deux ailleurs, et ne semble plus en situation de gagner. Pour ces raisons, elle a revu ses ambitions à la baisse : gagner seulement le Donbass. Mais même cet objectif parait impossible, sauf si Poutine décrète la mobilisation générale en Russie ce qu’il évoque de plus en plus souvent. Mais alors, se pose pour lui et son régime le risque d’une révolte généralisée. Un risque qui semble bien réel, puisque bien que Poutine ait éliminé toute opposition, il hésite et attend quand même que les élections législatives de septembre soient passées. Bien que ces élections n’aient rien de démocratique, bien que le peuple russe soit dépourvu de représentants d’une réelle opposition, Poutine craint quand même que le peuple russe puisse s’y faire entendre d’une manière ou d’une autre, pouvant se rappeler alors à partir de là son passé de 1917.
Mais contradictoirement, Poutine est pressé parce que les régimes de Trump et de Netanyahou sont eux-mêmes menacés cet automne et que tout pourrait alors basculer dans l’état d’esprit des peuples du monde, encouragés à ne plus accepter dans le silence le poids des dictatures.