La préfecture de police de Paris ordonne l’évacuation du Samu social, occupé par des salariés grévistes et 400 personnes.
L’appel à la grève de la CGT a été lancé le 23 juin, pour protester contre « la remise à la rue de trop nombreuses familles » hébergées en urgence depuis l’activation du Plan grand froid, fin décembre 2025, « et des suppressions des nuitées d’hôtel ». Puis le 15 juillet, « l’association Utopia 56, appuyée par les salariés grévistes, a entamé une occupation du site, en mobilisant de nombreuses familles de migrants, sans domicile », relate la préfecture de police de Paris.
Sollicitée par l’Agence Radio France, Utopia 56 prévient que ses militants et les 400 personnes présentes sur le site « ne partiront pas avant l’arrivée des autorités ». « Les familles demandent une prise en charge en Île-de-France, car toutes y sont rattachées », craignant que les autorités n’organisent des déplacements en dehors de la région.
Condamnés « à l’errance sous 38°C »
« Le préfet de Paris a publié un arrêté d’expulsion contre les 400 personnes (dont 160 enfants) présentes devant le Samu social depuis un mois. Aux familles qui demandent un toit pour être protégées, l’État envoie la police et les condamne à l’errance sous 38°C. Pour aller où ? », s’interroge l’association Utopia 56 sur le réseau social X.