Mégaferme à saumons en Gironde : la préfecture donne son feu vert, les opposants vont déposer un recours
L’implantation contestée d’un élevage de milliers de saumons en circuit fermé au Verdon-sur-Mer en Gironde, d’une ampleur inédite en France, a été autorisée « dans un cadre environnemental strict », a annoncé ce mardi la préfecture du département.
Il est le poisson le plus consommé par les Français. Le saumon, actuellement importé à 99 %, pourrait être bientôt produit en Gironde. La préfecture a donné son feu vert ce mardi 4 août 2026 pour la construction d’une mégaferme à saumons, au Verdon-sur-Mer. Ce projet s’étend sur 14 hectares au bout du Médoc. Porté par la société Pure Salmon, il va coûter 280 millions d’euros et sera financé par un fonds d’investissement singapourien.
Les opposants dénoncent le timing
REPORTERRE (le média de l’écologie) écrit :
Par un arrêté du 4 août, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a accordé l’autorisation environnementale au projet très contesté de méga-usine terrestre de saumons, au Verdon-sur-Mer. Ce projet porté par la société Pure Salmon, financé par un fonds d’investissement singapourien, prévoit la construction d’une usine sur 14 hectares au bout de l’estuaire de la Gironde, pour produire 10 000 tonnes de saumons par an.
« Ce projet présente un grand intérêt économique et industriel pour le territoire. Il est encadré par des prescriptions environnementales particulièrement exigeantes, que les services de l’État veilleront à faire respecter », affirme la préfète dans un communiqué.
« Cette décision est irresponsable »
Pas de quoi rassurer les habitants, associations et élus opposés à la construction de l’usine. « Cette décision est irresponsable, surtout dans le contexte de mégafeux et de sécheresse que connaît la Gironde en ce moment même », réagit Marc Porcheron, élu à Saint-Vivien-de-Médoc, une autre commune de l’estuaire. Plus de 2 millions de m3 d’eau devront être prélevés dans les nappes souterraines chaque année pour alimenter l’installation, dont les eaux d’élevage et de refroidissement seraient ensuite rejetées dans l’estuaire.