Manu Bompard répond à une journaliste de « Franc Tireur »

Dans « C’est au peuple de décider  » groupe fb :

Manuel Bompard n’a rien à cacher Madame. Il paraît que « Franc Tireur » prépare un portrait de moi. J’ai donc reçu les questions suivantes de Madame @NoraBussigny, qui s’est spécialisée dans le harcèlement mensonger et infamant contre les insoumis.
Je publie ici ses questions et mes réponses afin que chacun puisse réaliser les méthodes de ces personnes qui se présentent comme journaliste mais ne sont que de simples propagandistes sans aucune déontologie.
Je crois que cette publication peut servir de bonne préparation contre les campagnes de caniveau à l’encontre de la France insoumise, dont on a pu voir quelques spécimens ces derniers jours et qui ne vont pas manquer de se multiplier à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
Bonne lecture !
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1) En ayant déclaré gagner plus de 100 000 euros par an il y a quelques années, n’est-ce pas en contradiction avec les valeurs prônées par La France Insoumise ?
Comme tout responsable politique, mes revenus sont publics et en ligne. J’ai en effet déclaré un revenu de plus de 100 000 euros par an en 2020 et 2021 puisqu’il s’agit de la rémunération des députés européens et que c’est le mandat que j’ai exercé entre 2019 et 2022. Cette remunération est la même pour tous les députés européens. Je trouve en effet que c’est une rémunération importante. Je ne l’ai pas fixée et il ne me semblerait pas absurde qu’elle soit réduite. J’ai d’ailleurs voté plusieurs amendements dans cet objectif mais ils n’ont malheureusement pas été adoptés. N’hésitez pas à interroger l’ensemble des députés européens pour savoir pourquoi. Par ailleurs, il me semble important de vous faire savoir que, comme mes collegues eurodéputés de la France insoumise, je reversais un pourcentage de cette indemnité à la France insoumise, ce que je continue à faire aujourd’hui en tant que député national.
2) Détenez-vous des parts dans la start-up Adagos ?
Je n’ai aucune part dans la société Adagos. Lors de mon élection en tant que député européen, j’ai en effet revendu les parts qui m’appartenaient après avoir oeuvré plusieurs années dans cette entreprise en tant qu’ingénieur de recherche. D’abord car, ne travaillant plus dans cette entreprise après mon élection comme député européen, il me semblait anormal d’en conserver des parts. Ensuite car la vente de ces parts permettait d’éviter tout risque de conflit d’intérêts vu que cette entreprise pouvait être amenée à solliciter des financements européens dans le cadre de certains projets de recherche. Néanmoins, je suis très fier d’avoir contribué à cette formidable entreprise. J’en garde un excellent souvenir et de très bonnes relations avec celles et ceux qui y travaillent encore.
3) Regrettez-vous d’avoir minimisé la gifle portée par Adrien Quatennens à son épouse ?
Je n’ai jamais minimisé cette gifle. J’ai simplement rappelé, lors d’une interview, qu’il y’avait une gradation dans les violences sexistes et sexuelles. Cela me semble une évidence et je suis étonné que vous considériez que dire que deux choses sont différentes reviendrait à miniminer l’une d’entre elles. C’est là une conception très étrange du journalisme que de faire de telles simplifications.
4) Vous avez affirmé dans une interview pour Public Sénat dans le cadre d’un débat sur la loi Yadan être contre les appels à la destruction d’un Etat. Que pensez-vous des prises de position de plusieurs de vos coreligionnaires à l’instar de Madame Hassan qui en a fait son fer de lance en ce qui concerne l’Etat israélien ?
Aucun des mes « coreligionnaires » (je parle davantage de collègues ou de camarades) n’ont appelé à détruire un Etat. Mais je crois comprendre que vous faites référence à des prises de position privilégiant la solution « à un État » au Proche-Orient. Je vois donc que vous avez du mal à réaliser que celles et ceux qui défendent cette solution ne demandent pas la destruction de l’État d’Israël mais la constitution d’un État binational dans lequel israéliens et palestiniens pourraient vivre en paix et à égalité. Il est vrai que cela nécessite d’aller un peu au-delà des caricatures et des procès d’intention, ce qui semble manifestement hors de votre portée