Un courrier de Merlin

J’ai reçu ce courrier de Merlin Longuet dernièrement. Je vous le partage ici.
« Cette épreuve aura permis de mettre en lumière la bassesse de mes ennemis, aussi bien que je devrais me faire mal au dos si je les maudissais , excités par un malheur qui trouve sa source dans la jalousie.
Néanmoins ce n’est pas cela que je choisis de retenir, puisque, enfermé au moment où j’écris ces lignes, loin de tout horizon, le seul phare qui me permet de garder le cap est celui de l’amour, celui de la grandeur de mes proches et amis.
Les centaines de lettres que je reçois, comme des rayons de soleil qui percent à travers le béton, m’empêchent de baisser les bras face à tant d’injustice.
C’est le plus beau cadeau qu’on puisse faire à un homme qui a oublié qu’il était libre, lui rappeler que sa liberté réside en soi, qu’elle ne sera toujours qu’à la taille de sa foi.
Leurs attentions m’ont rappelé que je préfère la prison, la paix dans l’âme, que les somptueux palais, sans paix ni amour.
Ils m’ont rappelé ce que j’avais oublié dans la douleur, ils m’ont rappelé que j’avais dit oui à la vie, malgré tout ce qui peut nous entraver, nous blesser ou nous effrayer, ce « oui » est ma foi, ma religion en un « Dieu » que j’appelle « vie ».
Nietzsche dit « amor fati », l’amour du destin, les chrétiens eux affirment « que ta volonté soit faite », lire ceux que j’aime, m’a redonné confiance en l’avenir, et réancré dans l’importance du moment présent.
J’ai choisi d’ouvrir mon cœur autant que je le puisse, et donc de vivre dans une certaine vulnérabilité, car la plus belle des méthodes, et celle dont le monde a besoin, c’est l’amour.
Ceux qui m’ont trahis par leurs mensonges, se sont trahis eux-mêmes, car ils manquent cruellement d’amour, un manque gigantesque que rien au monde ne saurait les rassasier, qui ne vienne de leurs sombres intérieur.
Je souhaite sincèrement qu’ils se libèrent de leurs chaînes qui les entravent, de cette haine qui les anime, comme le souligne Spinoza, on ne naît pas libre, on le devient.
Quel que soit le chemin qu’ils prendront, je choisis de faire confiance en mes ennemis, puisqu’ils font partie du plan de la vie.
Une amie m’écrivait : « L’amour est la réponse, quelle est la question ? »
Un message pleine d’humanité et d’amour.
Je reconnais bien là Merlin qui, malgré tout ce qu’il peut subir, garde foi en ses convictions profondes et l’humanité dans tout ce qu’elle peut avoir de bon comme l’amour envers tous, même ceux qui vous veulent du mal.