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Face aux incendies qui ravagent la France depuis le début de l’été, un Cantalien a décidé de lancer une pétition pour un moratoire de 3 ans de la chasse dans les forêts incendiées. En seulement 3 semaines, cette pétition a pris une ampleur sans précédent pour atteindre aujourd’hui plus de 385 000 signatures. Aujourd’hui ce Cantalien de 64 ans n’espère qu’une chose : une réponse politique. Face aux ravages des incendies sur la biodiversité, Bruno Valentin ne pouvait pas rester les bras croisés. Il explique : “D’ici, que peut-on faire ? Je me suis dit que j’allais faire une pétition, voir comment les gens réagissent mais j’étais loin de penser que cette pétition allait monter exponentiellement”. Passez à l’étape suivante pour aider cette pétition |
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Lancée le 14 juillet dernier, sa pétition réclame l’arrêt pendant 3 ans de toute forme de chasse dans les forêts incendiées et alentours. Bruno Valentin poursuit : “Je suis un particulier qui a été choqué par les incendies, choqué par les décès de pompiers, choqué par ce qu’il se passait. Tout cela m’a boosté pour aller plus loin”.
De nombreux soutiens
Aujourd’hui plus de 380 000 signatures le soutiennent. Mais sa première supportrice, reste Marlène, sa femme. Marlène Valentin souligne : “Cela ne m’étonne pas, le connaissant. Il est toujours dans des combats”.
Interpeller les politiques
Depuis qu’ils habitent dans le Cantal, le couple a à cœur de sauver les animaux, comme un cochon condamné à l’abattoir. En plus de sa pétition, il a écrit au chef du gouvernement et au président de la République, en vain pour le moment. Bruno Valentin précise : “Maintenant, j’aimerais vraiment une prise de conscience de nos politiques. Je veux un texte qui officialise un moratoire sur la chasse quand il y aura un secteur incendié”.
L’opposition des chasseurs
Du côté des chasseurs, le discours n’est pas du tout le même. Gérard Aubret, président de la Fédération régionale des chasseurs Auvergne-Rhône-Alpes, ne mâche pas ses mots : “Cette pétition est une connerie. On n’a pas besoin de qui que ce soit pour décider de nos jours de chasse, de nos interdictions. On est assez grands et assez responsables. On le fait depuis le début à travers nos plans de gestion pour décider de chasser. S’il y a danger, on ne le fait pas. Les chasseurs sont maîtres des destinées de la chasse. Ils n’ont pas besoin de quelqu’un qui pond un moratoire. C’est récurrent, à chaque fois qu’on a un souci climatique, on a ce genre de choses qui arrivent. Pendant les incendies, les chasseurs étaient présents pour donner un coup de main aux pompiers”.
Bruno Valentin compte poursuivre son combat et espère obtenir gain de cause avant l’ouverture de la chasse annoncée le 13 septembre prochain.
Article réalisé à partir du reportage d’Ambre Croset et Laëtitia Théodore / France 3 Auvergne
