𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ 𝘃𝘂 𝘂𝗻 𝗘́𝘁𝗮𝘁 𝗲𝗻𝘃𝗮𝗵𝗶 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗘́𝘁𝗮𝘁𝘀-𝗨𝗻𝗶𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗼𝗰𝗿𝗮𝘁𝗶𝗲 𝘃𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗮̀ 𝗰𝗼𝘂𝗿𝘁 𝗼𝘂 𝗮̀ 𝗹𝗼𝗻𝗴 𝘁𝗲𝗿𝗺𝗲 ? 𝗟𝗲𝘀 𝗲𝘅𝗲𝗺𝗽𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗰𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗴𝘂𝗲̀𝗿𝗲 𝗿𝗮𝘀𝘀𝘂𝗿𝗮𝗻𝘁𝘀 :
En Afghanistan, au départ, on pourchassait dans les montagnes les membres d’Al-Qaïda responsables des attentats du 11 septembre. Ensuite, on chassait les talibans du pouvoir. Puis le message a évolué : la Coalition allait désormais soutenir l’instauration de la démocratie et défendre les droits des femmes.
Aujourd’hui, les talibans sont revenus au pouvoir et écrasent toujours les droits fondamentaux des femmes, notamment le droit à l’instruction. Pour le peuple afghan, cette démocratie promise n’est plus qu’un lointain souvenir qui n’a jamais véritablement réussi à s’enraciner.
Avec l’Iran, le scénario présente des ressemblances inquiétantes : éliminer la menace nucléaire et les dirigeants iraniens, affaiblir le régime, puis espérer que la population se soulève et instaure une démocratie. Presque un scénario hollywoodien.
Mais nous savons tous que le scénario a changé au cours des sept derniers mois. En fait, il évolue pratiquement depuis le premier jour de cette guerre.
Souvenez-vous : au départ, trois pays étaient au cœur du conflit :
Aujourd’hui, la violence s’est propagée à une grande partie du Moyen-Orient. Directement ou indirectement, une vingtaine de pays se retrouvent désormais entraînés dans les affrontements ou dans des conflits qui en découlent.
Au cours des trois derniers mois, l’intensité des combats a suivi une véritable trajectoire de montagnes russes. Des bombardements massifs sur Téhéran et des sites stratégiques iraniens ont alterné avec des négociations et des trêves parfois relativement longues.
Mais sous cette apparente accalmie, la braise n’a jamais cessé de brûler.
Et maintenant, les combats reprennent. Des foyers de violence apparaissent un peu partout au Moyen-Orient. Donald Trump parle beaucoup moins de paix : la guerre occupe de nouveau toute la place.
Dans le détroit d’Ormuz, quelques navires continuent de passer, avec le risque d’être pris entre les forces américaines et les Gardiens de la révolution. Ces derniers jours, plusieurs navires ont été attaqués. L’Iran a également lancé des missiles contre des installations américaines, tandis que des drones ont frappé dans plusieurs pays du Golfe.
Puis, cette fin de semaine, se sont les Houtis, rebelles du Yémen qui ont fait parler d’eux en prenant le contrôle du détroit de Bab al-Mandap strait et faisant sauté une partie de l’oéloduc important au sud de la ville de Médine en Arabie-Saoudite, à un point tel que le prince héritier Mohammed Ben Salmane a demandé l’aide américaine qui n’est jamais venu.
Deux détroits stratégiques menacés. Une route pétrolière terrestre vulnérable. Des bases américaines attaquées. Des missiles et des drones qui traversent les frontières.
Le problème n’est plus seulement la guerre contre l’Iran. C’est l’engrenage qu’elle est en train de créer autour d’elle.
La situation au Moyen-Orient est plus explosive que jamais. Chaque nouvelle frappe peut provoquer une riposte, chaque riposte entraîner un nouvel acteur et chaque erreur de calcul ouvrir un autre front.
Et le plus inquiétant est peut-être celui-ci : personne ne semble aujourd’hui capable de dire jusqu’où cet engrenage peut aller… ni comment il se terminera.
𝗖𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗴𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗲𝘀𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂𝗲 𝗶𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗼̂𝗹𝗮𝗯𝗹𝗲 ?
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