Outre-Atlantique, la presse alerte sur l’instabilité budgétaire et sur un marché de la dette en tension. Entre 3 % et 4 % de cet endettement pourrait être entre les mains d’investisseurs américains, notamment de fonds privés.
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Dans un paysage médiatique américain très autocentré, la France est le plus souvent cantonnée à la rubrique tourisme ou gastronomie. Mais ces derniers jours, l’Hexagone a les honneurs – ou le déshonneur – de la presse, qui s’inquiète de la situation budgétaire du pays et de la tension sur le marché de la dette, sur fond d’images d’émeutes urbaines liées aux manifestations lycéennes.
« Son budget n’a pas été équilibré depuis 1974, ses taux d’emprunt sont plus élevés que la Grèce : comment la dette de la France est devenue une bombe à retardement », alertait une notification du Wall Street Journal, lundi 5 octobre. Le quotidien économique, le deuxième journal du pays en nombre d’abonnés derrière le New York Times, est de loin le plus offensif. Il a insisté, mardi, avec un éditorial intitulé « France : le bûcher des inanités », dans lequel il dénonce des dirigeants politiques « dans le déni » et un pays où « la taxation excessive, conjuguée à une surréglementation endémique, étouffe la croissance économique ». L’agence de presse financière Bloomberg n’est pas en reste. La France ou le parangon de l’Etat-providence qui vit au-dessus de ses moyens, pour le milieu des affaires new-yorkais, allergique à la dépense publique.
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