« Nous ne vous dénigrons pas, nous vous décrivons »
La phrase fait scandale. Elle devrait surtout faire réfléchir.
Car pour la première fois depuis longtemps, ce ne sont plus seulement des opinions ou des indignations militantes : ce sont les juridictions internationales elles-mêmes qui, avec leur langage feutré, commencent à poser un diagnostic que beaucoup refusent encore de regarder en face.
Le 26 janvier 2024, la Cour internationale de justice n’a pas condamné Israël. Elle a fait quelque chose de bien plus inconfortable : elle a estimé plausible le risque de génocide à Gaza.
Le mot est important : plausible.
Pas certain. Pas établi.
Mais suffisamment sérieux pour déclencher une obligation juridique mondiale.
Autrement dit : le feu n’est peut-être pas officiellement déclaré… mais l’odeur de fumée est déjà partout.
En langage diplomatique, cela s’appelle une décision prudente.
En langage courant, cela signifie que le monde a été officiellement averti.
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