Une activité commerciale fondée sur la domination des femmes
Depuis plus de dix ans, la société Z Machine organisait des événements payants auxquels des hommes accédaient après avoir réglé un droit d’entrée.
Les clients étaient recrutés sur les réseaux sociaux puis intégrés à un groupe Telegram où les femmes étaient décrites à travers un vocabulaire sexiste, raciste et déshumanisant. Les supports de communication invitaient les hommes à « utiliser » leur corps « de toutes les manières possibles », au motif qu’elles consentiraient « à ne pas consentir ». Les scénarios proposés consistaient à reproduire des agressions sexuelles, des violences, des séquestrations ou encore des enlèvements.
Le Conseil d’État relève que les hommes étaient explicitement encouragés à se montrer « injurieux et virulents » envers les femmes, lesquelles étaient réduites à un « rôle exclusif d’objet sexuel ».
Autrement dit, cette affaire ne porte pas simplement sur des pratiques sexuelles entre adultes. Elle concerne une activité commerciale reposant sur l’organisation et la marchandisation de violences, d’humiliations et de rapports de domination dirigés contre les femmes.