l’inquiétude d’une maraichère

Myriam est fille, petite-fille et arrière-petite-fille de maraîchers. Sur les marchés, elle est connue pour ses montagnes de chlorophylle, chicorées, feuilles de chêne, frisées et batavias. Cet été, son étal est privé de salades vertes.
L’ail est riquiqui. Les fenouils affichent un format XS inhabituel. « Certains clients me disent : “Je ne mange pas ça, moi”, et en mon for intérieur, je me dis qu’ils le mangeront un jour… »
Les quatre vagues de chaleur qui se sont abattues sur la France depuis fin mai ont laissé des traces chez les maraîchers.
Plants grillés, récoltes réduites, légumes minuscules… Ils sont nombreux à craindre pour leurs finances et leur avenir.