« Assistanat », « Remigration », « Grand remplacement »

« Assistanat », « Remigration », « Grand remplacement » : comment l’extrême droite française réintroduit le vocabulaire du fascisme

Bon Pote <thomas@bonpote.com>
Sans démocratie, pas d’écologie
« Assistanat », « Remigration », « Grand remplacement », « Volonté du peuple ». Les origines historiques de ces mots, emblématiques du lexique de l’extrême droite et de la droite conservatrice en France et en Europe, remontent notamment à la pensée nazie, dont le langage est étudié par de nombreux historiens et linguistes.
Parmi eux, l’écrivain et traducteur Olivier Mannoni alerte sur la dégradation du langage politique et la normalisation croissante de mots et d’expressions hérités du fascisme. Dans son livre Coulée Brune : Comment le fascisme inonde notre langue, celui qui a passé huit ans à traduire Mein Kampf, le pamphlet antisémite d’Adolf Hitler, démontre que certains des éléments de langage fétiches des cadres du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP) infiltrent aujourd’hui les discours de nombreux leaders d’extrême droite, en France et dans le monde.
Décryptage d’Emma Vinzent, en article et en vidéo :