5 NOVEMBRE APPEL A LA GREVE GENERALE
C’est énorme.
EN RÉPONSE AUX MENACES DE LECORNU, NUNEZ, MACRON, APPEL A LA GRÈVE GÉNÉRALE
Sophie Binet vient de déclarer après sa rencontre en compagnie de l’intersyndicale avec Lecornu que bien évidemment, il n’avait rien donné et donc qu’elle appelait les travailleurs à « franchir un nouveau cap dans la mobilisation. La grève doit prendre le relai. C’est pourquoi la CGT avec l’intersyndicale appelle à la mobilisation la plus large possible le 5 novembre. Nous appelons les travailleurs à organiser des Assembles Générales partout pour généraliser la grève le 5 novembre et après ».
Généraliser la grève le 5 novembre et après, la formule est ambiguë. Ce n’est pas tout à fait un appel à construite la grève générale, mais peut importe.
L’important c’est que c’est une claire fin de non recevoir à la tactique du gouvernement qui tentait de séparer les organisations syndicales et politique du mouvement des jeunes en couplant tout à la fois ses cris contre les jeunes, sur leur prétendue violence, ses menaces de couvre-feu, de GIGN et d’armée avec en même temps la main tendue aux organisations syndicales en proposant de protéger « les vrais manifestants » du 5 novembre des casseurs qui voudraient l’infiltrer, en proposant aux vrais électeurs démocratiques de gauche quoi veulent changer les chose par les élections de protéger le scrutin de ceux qui veulent faire tomber la République tout de suite. Il faut choisir disaient les Lecornu, Nunez et Macron, nous et la République ou les casseurs et la répression.
Et bien la direction de la CGT a choisi, suivant certainement par là sa base militante qui avait déjà choisi. Elle a choisi le mouvement, les jeunes.
C’est énorme.
C’est une claque au gouvernement.
Bien sûr ce n’est que le 5 novembre, c’est bien tardif, pas les 22 et 24 octobre comme y appellent les jeunes. Cependant, par son appel à « élargir la mobilisation », la CGT couvre et protège ces mobilisations des jeunes et encourage ses militants à les soutenir et y participer. Bien sûr, les préfets vont essayer d’interdire les manifestations de jeunes au profit des vacances pour autoriser celle des syndicats du 5 novembre et leur permettre de chevaucher le mouvement et d’en récupérer la direction. Mais ça ne marchera pas. Le mouvement de la jeunesse est trop profond. Il radicalisera l’ensemble et le 5 novembre pourrait bien être le 13 mai 1968, une manifestation syndicale conçue pour récupérer et stopper le mouvement, mais qui l’avait de fait amplifier par son immense succès en poussant les travailleurs à la grève partout, à la grève générale. Le choix de la CGT va contribuer à casser l’effet de peur que pouvaient avoir les menaces policières de Nunez et Lecornu en disant aux jeunes « vous n’êtes pas seuls », « nous faisons face ». Elle décrédibilise aussi ainsi toute leur propagande sur les violences des jeunes puisqu’elle déclare qu’elle veut franchir un cap supplémentaire dans cette mobilisation ds jeunes en y ajoutant la grève des travailleurs.
Et puis, malgré la date tardive et l’ambiguïté des formules, elle permet de mettre la grève générale en objectif du mouvement actuel : la construction de la grève générale commence dés maintenant par la jonction du mouvement actuel de révolte des jeunes pour un autre monde et la grève des travailleurs qui bloque l’économie de ce monde-là. Les premiers pas vers cette grève générale sont les AG mixtes d’étudiants et de travailleurs comme il y en a déjà quelques unes et les 22 et 24 octobre pour populariser cette perspective de grève générale.
FAIRE SUIVRE, merci.