«Nous irons à Concorde à 14 heures et nous y resterons jusqu’à 19 heures», a déclaré à la presse Benjamin Ball, membre de la coordination, à la sortie de la préfecture de police de Paris, vendredi.
Le choix de la place de la Concorde a été fait car c’est «un lieu emblématique, près de l’Assemblée nationale, un lieu de pouvoir, puisque nos revendications sont politiques», a souligné David Libeskind, avocat des gilets jaunes, qui a indiqué avoir «déposé jeudi une plainte pénale à l’encontre du préfet de police», Patrice Faure.
Selon la coordination des gilets jaunes, la préfecture leur a opposé une «fin de non-recevoir» pour un rassemblement place de la Concorde, leur demandant de rejoindre un parcours intersyndical autorisé entre les places de la République et de la Nation.
«On nous impose d’aller à une manifestation qui ne nous concerne pas», a critiqué David Libeskind, ajoutant que «nos revendications n’ont pas le même objet (…), on a des revendications quand même plus politiques», avec notamment la «mise en place d’une démocratie directe». «Nous allons désobéir et nous allons désobéir dans un lieu très symbolique qui est le lieu de la Concorde», a renchéri Benjamin Ball, indiquant que les gens seront «assis par terre».
Les gilets jaunes savent tenir dans la durée : ils s’étaient mobilisés pendant pas moins de 484 jours entre novembre 2018 et mars 2020, défilant semaine après semaine dans les rues, occupant les places et les ronds-points, vestes fluorescentes sur les épaules. Il a fallu la pandémie de Covid-19 pour mettre un terme à la succession d’«actes» les samedis, le dernier étant l’acte numéro 70 du 15 mars 2020. C’est, à ce jour, la plus longue période de mobilisation des deux mandats d’Emmanuel Macron. Avec 50 jours au compteur, où se situe l’automne 2026 dans cette liste ?