Vincent Présumey: Quelques remarques en vrac.

1) Le niveau de l’abstention est en soi un fait politique majeur. Qui devrait interdire aux « hommes politiques  » de dire « maintenant, en avant vers la présidentielle » …
2) Aucune force politique n’a gagné.
3) L’unité à gauche n’est pas perdante mais quand la division a précédé l’unité, la division violente, l’unité a mal.
4) Le PS garde, ou mieux dit, il regagne Paris, où la défaite de Dati est un fait majeur, et garde Marseille, mais subit une très lourde série de défaites de Clermont-Ferrand à Brest en passant par Périgueux (la prise de Pau à Bayrou ne compense pas cette série), ce qui ne peut s’expliquer seulement par la division avec LFI, mais met en cause la responsabilité de ses composantes les plus droitières ou les plus enlisées dans le « terrain ».
5) Les résultats de LFI mettent en cause la nature même de cette organisation, car les ancrages locaux, Saint-Denis, Roubaix, obéissent à des logiques tout autres que le présidentialisme plébiscitaire de Mélenchon.
6) Les reports à droite, du RN sur la droite notamment et même en cas de maintien du RN (Clermont-Ferrand), ont bien fonctionné.
Personne n’a gagné, la guerre et la catastrophe sont là internationalement, la crise sociale aussi avec une grève nationale unitaire pour les postes dans l’enseignement public le 31 mars prochain. La réalité objective est que rien, strictement rien, n’est prédéterminé d’ici 2027.