Corbak Hood – chicagre [ clip officiel] promotionné par Darmanin

Grenoble : les vidéos tournées au quartier Mistral proviendraient d’un clip de rap

Les vidéos tournées à la cité Mistral à Grenoble, montrant des individus lourdement armés, feraient, en fait, partie d’un clip d’un rappeur grenoblois, Corbak Hood. Ces images avaient suscité l’indignation.

Les images provenaient du clip de Corbak Hood, un rappeur de Grenoble. • © DR

Tout ce grabuge pour finalement pas grand-chose ? Les vidéos tournées au quartier Mistral, qui ont fait polémique, déclenché une passe d’armes entre le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et le maire de Grenoble, Eric Piolle, feraient finalement partie d’un clip de rap. Son auteur : un rappeur grenoblois, Corbak Hood, qui a sorti lundi 31 août le clip de sa nouvelle chanson, “Chicagre”.


Au début du clip, on y voit un extrait d’un journal télévisé de la matinale de RMC, évoquant ces vidéos avec des hommes apparemment lourdement armés. En fin de clip, il a été précisé : “Les armes sont factices, les produits n’étaient que du CBD, seules les friandises sont vraies. Un grand merci aux médias BFM TV, C News, Le Dauphiné Libéré pour la promo.”

Clip ou pas clip ?

Le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, a indiqué mardi midi que l’enquête suivait son cours. L’antenne de la police judiciaire de Grenoble va désormais chercher à entendre les auteurs du clip sur les faits de “provocation à l’usage illicite ou au trafic de stupéfiants” et “port d’armes prohibé”. “Il s’agit en effet de savoir qui a fabriqué ces vidéos, ce qu’il en est de la nature exacte des armes et de la drogue exposées et des liens entre les vidéastes et les trafiquants de stupéfiants du quartier”, a fait savoir le magistrat. Les auteurs risquent respectivement 5 et 7 ans d’emprisonnement pour ces faits.

Grenoble : les vidéos tournées au quartier Mistral provenaient d’un clip de rap

Les vidéos tournées à la cité Mistral à Grenoble, montrant des individus lourdement armés, faisaient, en fait, partie d’un clip d’un rappeur grenoblois, Corbak Hood. Ces images avaient suscité…

france3-regions.francetvinfo.fr

@Prefet38

Au sujet de la vidéo tournée à la semaine dernière, certains prétendent à présent qu’il s’agissait du tournage d’un clip…
L’enquête diligentée par le Procureur fera la lumière sur ce point.
Clip ou pas Clip, on n’a pas le droit d’être armé sur la voie publique

Ces images avaient fait le tour des réseaux sociaux, une vaste opération de police et de gendarmerie avait été menée à l’initiative du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le 26 août, une enquête avait été ouverte par la Police judiciaire… Un emballement policier, judiciaire et médiatique. Le maire de Grenoble, Eric Piolle, avait qualifié l’opération menée par Darmanin, de “coup de com'”. Les récentes nouvelles vont lui donner raison.

Dès le 26 août, des jeunes avaient déclaré au préfet de l’Isère, lors de son point presse, que “c’était un clip de rap, que les armes étaient factices”.

@f3Alpes

“C’était un clip de rap, les armes étaient factices” crient les jeunes de au préfet de

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Depuis l’emballement, de nombreuses interventions ont eu lieu au quartier Mistral. Dans un communiqué du lundi 31 août, le préfet de l’Isère indiquait que d’autres opérations de ce type étaient “prévues dans les jours et semaines à venir”.

@Prefet38

Les contrôles de Police dans les quartiers de sont renforcés. Grâce à @PoliceNat38 et @Gendarmerie_038, il y a eu 14 interpellations et 5 gardes à vue, des saisies de drogue et d’argent. Le @prefet38 rappelle l’autorité de l’Etat face à ceux qui défient la République.

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MISTRAL

CORBAK HOOD – chicagre [ clip officiel]


Grenoble : les vidéos tournées à Mistral étaient celles d’un clip de rap, les auteurs recherchés

Les vidéos montrant des dealers dans le quartier Mistral à Grenoble ont déclenché une vaste opération de police fin août sur demande du ministre de l’Intérieur.
09:30 | mis à jour à 14:12 – Temps de lecture : 2 min
 
Après la diffusion des vidéos, une vaste opération de police a été organisée le 26 août dans le quartier Mistral de Grenoble. Photo Philippe DESMAZES/AFP

 

Des dealers encagoulés, lourdement armés sur la voie publique… La diffusion de ces vidéos fin août sur les réseaux sociaux, tournées dans le quartier Mistral à Grenoble, a mis en branle le ministère de l’Intérieur et les services de police de la ville iséroise, qui ont ouvert une enquête.

Sur l’instruction directe de Gérald Darmanin, plusieurs opérations de police ont été effectuées fin août dans ce quartier. “L’Etat s’imposera face à l’ensauvagement d’une minorité de la société”, avait expliqué le ministre de l’Intérieur.

Seulement voilà, ces vidéos étaient en fait… des extraits d’un clip de rap. Dans la nuit de lundi à mardi,un rappeur Grenoblois, “Corbak Hood”, a publié sur Youtube le clip “officiel” qui accompagne sa chanson “Chicagre” (contraction de Chicago et de Grenoble), rapporte Le Dauphiné Libéré.

“Faits de provocation à l’usage illicite ou au trafic de stupéfiant”

Certains avaient dénoncé un coup de com’. Ils ne croyaient finalement pas si bien dire. Dans ce clip, le jeune rappeur a inclus des images des reportages réalisés lors des opérations de police et de gendarmerie dans le quartier Mistral fin août. Le clip précise également que les armes sur les images sont factices.

Difficile d’affirmer pour l’heure si les images initiales avaient été tournées aux seules fins de ce clip, ou si celui-ci a été tourné a postériori pour désamorcer l’affaire. Le parquet souhaite surtout que ses auteurs soient entendus. Selon le procureur Éric Vaillant, “l’enquête pour association de malfaiteurs (…) est toujours en cours”, mais après la diffusion du clip “les policiers vont rechercher et entendre les auteurs (…) sur les faits de provocation à l’usage illicite ou au trafic de stupéfiants (5 ans d’emprisonnement encourus), port d’armes prohibé (7 ans d’emprisonnement encourus) susceptibles, entre autres, de leur être reprochés”.

La préfecture de l’Isère a annoncé lundi avoir “amplifié” ses contrôles contre le trafic de drogue dans l’agglomération après la diffusion de ces vidéos et fait état de cinq placements en garde à vue, pour possession de “fortes sommes d’argent en espèces à proximité des lieux de trafic”, ainsi que pour des “faits d’escroquerie” et de “vol”. “Plusieurs saisies de drogues (résine de cannabis et cocaïne) et d’espèces ont été réalisées”, a ajouté la préfecture qui annonce d’autres opérations de ce type “dans les jours et les semaines à venir” dans le département.


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