7ème rassemblement lundi 12 août 2019 entre 19h30 et 21h30 devant les urgences de Sisteron

Bonjour tout le monde,

Avant toute chose, retrouvons nous nombreux demain pour le

7ème RASSEMBLEMENT

LUNDI 12 août 2019 entre 19h30 et 21h30

DEVANT LES URGENCES DE L’HÔPITAL DE SISTERON

Pour exiger la réouverture des Urgences de nuit (20h30 à 8h30)

Ensuite, il nous est apparu intéressant de livrer une analyse de la situation et des comportements et pratiques de certains acteurs du secteur de la santé (Gouvernement Macron-Philippe, Ministère de la Santé, ARS dont celle de Paca) et de la vie politique (Parlementaires, Collectivités) de notre département afin d’apporter des éléments de meilleure compréhension sur ce qui se joue actuellement sur le 04 autour des Services Publics (et au niveau hexagonal) et de permettre aux Populations de ne plus subir les politiques décidées à Bruxelles et Paris et de les conforter dans leur envie de reprendre en main LEUR AVENIR.

En commençant par la séance d’hypnothérapie collective organisée par la députée Fontaine-Domeizel à l’hôpital de Sisteron (rebaptisée « Table Ronde ») le 26 juillet dernier (voir articles Provence 19-07-27 & HPI 19-08-02 en pièces jointes), qui lui a très certainement fait beaucoup de bien (cette dernière la qualifiant très humblement de « constructive et utile »), mais concrètement qui n’a apporté aucune amélioration notable ni pour les Urgences de Sisteron (pas plus que pour celles de Manosque et Digne), ni pour les Citoyennes et Citoyens en besoin de prise en charge par ce Service entre 20h30 et 8h30 (rappel: plus de 4.000 personnes ont été accueillies sur ce créneau horaire en 2018, soit 30% du nombre total des passages aux Urgences).

A part le « pleurnichage » collectif compassionnel d’une partie des participants (députée, Pt Conseil Départemental, ARS, préfecture, directeur du CHICAS[1], ..) à cette table ronde, à laquelle la députée avait bien pris soin de ne pas convier les Associations et Collectifs Citoyens, sur la pénurie de médecins (dont un urgentiste à Sisteron) et le constat de l’incapacité (ou de l’empêchement) des autorités sanitaires (direction CHICAS, ARS et Préfecture) a réagir et a anticiper de telles situations, cette réunion n’aura été qu’un bavardage inutile.

Et cela malgré l’annonce par l’ARS en fin de réunion, de l’attribution d’un « bakchich » pour les 3 Services d’Urgence du 04(50.000€ pour Sisteron et 20.000 et quelques € pour Manosque et Digne) qui tout bêtement correspondait au pourcentage par hôpital des 70 millions d’€ (M€) que Buzyn a débloqués (en catastrophe pour tenter d’endiguer le mouvement de contestation qui a gagné plus de 220 Services d’Urgence) pour toutes les Urgences de l’hexagone.

L’annonce de ce saupoudrage, qui comme dans toute mauvaise pièce de théâtre de Boulevard, devait à priori être le « happy end », à fait « pschitt ». Jusqu’au directeur du CHICAS qui reconnaissait avec courage (car l’ARS épluche tous les propos de ses « collaborateurs »), qu’il ne solutionnerait pas le problème de Sisteron, car c’est un problème d’effectif et donc humain.

Et donc, après ce « coup de bluff manqué » de la députée (inspirée certainement par son mentor « joueur de poker » et à l’occasion ministre de l’intérieur) qui visait à gommer sa totale inexistence sur un dossier aussi important que celui de l’Accès aux Soins et à la Santé de proximité sur notre Territoire Bas Alpin, rien n’a changé et rien ne devrait changer avec:

– la députée qui tentera de continuer à privilégier son « business plan politique » et son rôle de « magnétophone de la macronie », plutôt que de revenir à celui bien plus digne et respectueux des valeurs de la République de représentante du Peuple et porteuse de ses attentes et revendications,

– la ministre de la Santé Buzyn qui tentera de continuer à ignorer superbement les demandes de rencontres avec les Collectifs de Défense des Services Publics et de la Santé, les syndicats, les Elu(e)s,

– l’ARS qui tentera de continuer à dire, ce n’est pas de notre faute « si le numérus-clausus est insuffisant », même si elle ne s’est jamais manifestée en ce sens et « ce n’est pas non plus notre faute si on ferme des structures hospitalières et des postes, c’est lié au contexte général dont on a hérité », même si elle a contribué avec un grand zèle à son instauration,

– le Préfet du 04 qui tentera de continuer à nous faire croire qu’il n’a rien à voir avec ce secteur de la Santé alors qu’il est responsable de la Sécurité Sanitaire des Populations sur son Territoire,

– la direction du CHICAS qui tentera de continuer à vouloir nous faire croire qu’elle cherche d’arrache-pied un médecin urgentiste alors qu’elle ne s’en préoccupe, à priori, que depuis l’arrivée de l’arrêt de travail du médecin-urgentiste au service RH (Ressources Humaines). Service qui entre parenthèse a pour mission prioritaire d’anticiper la réponse aux besoins Humains du CHICAS, dans le cadre de la Gestion Prévisionnelle des Emplois, des Qualifications et des Compétences.

Cette apparente incapacité de l’ARS-Paca et des directions d’établissements hospitaliers, dont celles sur le 04 des CH de Manosque & Digne, du CHICAS, des hôpitaux locaux dont ceux de Banon et Forcalquier, des EHPAD[2], … à:

– anticiper des problèmes d’effectifs alors qu’ils ont connaissance très à l’avance des départs (mutations, retraites, ….),

– gérer des budgets en perpétuelle réduction (économie de 1 milliard d’€ par an entre 2018 et 2022 pour le seul hôpital Public) et des résultats financiers mis en déficit par les choix politiques du ministère (suppression de 20.000 lits et de 22.000 postes d’ici 2022),

ne relève de leur part ni d’un amateurisme, ni d’une incompétence.

C’est tout simplement une stratégie machiavélique et schizophrène visant à utiliser systématiquement deux arguments induits directement par les choix et politiques du ministère de la Santé:

– le 1er c’est: on ne peut pas recruter car on manque de personnels en médical et paramédical.

Simplement que cette pénurie est organisée depuis plus de 10 ans grâce à un « numérus clausus »[3] des études de Santé très largement inférieur aux besoins et fixé annuellement par le ….. ministère de la Santé.

Et donc à partir de cet argument fallacieux les ARS (dont celle de Paca) et les directions d’établissements (dont celles des CH Digne & Manosque, des hôpitaux locaux et EHPAD de Banon, Forcalquier, Valensole, Seyne les Alpes, Riez, ….) décident unilatéralement de ne pas ouvrir un Service de Réa à Manosque, de fermer un SSR (Soins de Suite et de Réadaptation) à Banon, de fermer les Urgences de nuit à Sisteron, … et donc de fermer, ou ne pas ouvrir, tout ou partie d’une structure, d’un service, d’un hôpital, …) sur le 04,

– le 2ème c’est: il y a un déficit financier et/ou un manque de résultats et il faut que tout soit mis en oeuvre pour un …… retour à l’équilibre financier et un …… accroissement de l’activité.

Simplement que ce déficit financier et/ou ce manque de résultats sont générés par les choix et politiques du ministère de la Santé tels que la T2A[4], le recours aux emprunts (souvent toxiques sur le secteur bancaire privé) ou aux PPP[5], pour financer la construction et/ou la rénovation d’un établissement ou d’une structure, l’achat de nouveau matériel, … et que l’ARS impose son « placebo » préféré: le « Contrat de Retour à l’Équilibre Financier » (CREF) qui débouche systématiquement sur des suppressions de postes et des fermetures de Services (ou partie de Service), d’hôpital,d’Ehpad, ….

Et ainsi, avec ces 2 arguments fallacieux le ministère de la Santé et son « bras armé » l’ARS-Paca, sans oublier leurs courtisans (voir liste ci-dessus), pensent faire « avaler la pilule » de politique ultralibérale de la « macronie » visant à démanteler TOUS LES SERVICES PUBLICS dont celui de l’hôpital Public au profit du privé lucratif.

Mais c’est oublier l’histoire du PEUPLE Bas Alpin qui a su résister, s’insurger, se révolter (1851, Résistance en 39-45) contre

TOUTE décision qui contrevenait à SON INTÉRÊT et à celui de la NATION.

Et c’est ce qui est en train de se construire très solidement autour des dossiers sur:  l’interdiction par l’ARS-Paca, non argumentée, d’ouvrir un Service de Réanimation dans l’hôpital de Manosque malgré une perte induite de 20 vies par an; lafusion de tous les hôpitaux et EHPAD du 04, la transformation de l’hôpital de Banon en EHPAD et la fragilisation de celui de Forcalquier, la fermeture des Urgences de Sisteron entre 20h30 et 8h30 et les mises en difficulté des Urgences de Manosque & Digne, …. car le PEUPLE du 04 mesure bien que tout cela dégrade fortement les conditions de vie des Citoyennes et Citoyens tout en mettant en danger les Populations et notre Territoire Rural Bas Alpin.

Amitiés et à demain soir à Sisteron.

Pour le Collectif « Contre les Fusions des hôpitaux du 04 et en Défense des Services Publics

J.François Pellarrey

PS: En pi-ce jointe 2 articles de la Provence

[1] CHICAS: Centre Hospitalier Inter Communal des Alpes du Sud (fusion des Hôpitaux de Gap et Sisteron en 2006) 

[2] EHPAD: Etablissement pour l’Hébergement de Personnes Âgées Dépendantes

[3] Numérus Clausus: Fixe annuellement le nombre d’étudiants ou de professionnels admis dans les cursus de formation des professions de santé (médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste, sage-femme, infirmière, masseur-kinésithérapeute…). Nombre arrêté par le ministère de la Santé.

[4] T2A: Tarification A l’Activité

[5] PPP: Partenariat Public Privé

3 pièces jointes


Article Provence 19-07-27 – par V.E

La députée Fontaine-Domeizel organise une Table Ronde le 26-07-2019 sur les Urgences de Sisteron

 

Alpes du Sud : comment lutter contre la pénurie de médecins ?

Une table ronde a réuni divers acteurs pour tenter d’apaiser les tensions

« Constructive et positive ». C’est par ces mots que la députée Fontaine-Domeizel, a décrit la table ronde d’hier matin, organisée au Centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud (Chicas), à Sisteron. PHOTO ILLUSTRATION DR

« Constructive et positive« . C’est par ces mots que la députée Fontaine-Domeizel, a décrit la table ronde d’hier matin, organisée au Centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud (Chicas), à Sisteron. Autour de la table, la direction du Chicas, l’Agence régionale de Santé (ARS), l’Agence de Développement des Alpes de Haute-Provence, le conseil départemental, les élus de la commune et les représentants des usagers et syndicats. Tous réunis pour apporter des solutions à la crise déclenchée par la fermeture des urgences de nuit.

Au terme d’une réunion de plus de deux heures, la députée a laissé paraître son optimisme quant à l’utilité des échanges : « Il fallait que chacun prenne le sujet à bras-le-corps et surtout, que l’on arrête de chercher des solutions en silo« . Au cœur des sollicitations depuis deux semaines, Yann Le Bras, directeur du Chicas, a lui aussi loué les mérites de cette réunion. Pour lui, l’urgence était surtout de clarifier la situation : « Non, les habitants ne sont pas livrés à eux-mêmes (…) L’urgence vitale est bien prise en charge ! »

Et aussi Daniel Spagnou, maire de Sisteron : « Pas question de fermer les urgences »

Pour appuyer son affirmation, Yann Le Bras a rappelé que seule une des deux lignes de garde était actuellement hors service entre 20h30 et 8 h30, le Service mobile d’urgence et de réanimation (Smur), restant toujours opérationnel: « Si le médecin urgentiste vient à partir en déplacement avec le véhicule du Smur, un médecin urgentiste de proximité est appelé pour le remplacer dans un délai de 10 minutes. » Autre élément cité, la Permanence des soins ambulatoires, dispositif mis en place par l’ARS et qui permet aux patients qui composent le 15 d’être dirigés vers un médecin de garde à proximité. Enfin, Yann Le Bras a apporté des nouvelles quant au recrutement de nouveaux médecins et a déclaré que neuf agences d’intérim et deux cabinets de recrutement sont missionnés. 

Un plan d’aide aux urgences : 50 000€ pour le Chicas

Il y a un mois, la ministre de la santé Agnès Buzyn annonçait le déblocage de 70 millions d’euros pour améliorer la situation des urgences, en proie alors à une grève nationale. Invitée à participer à la table ronde d’hier matin, Isabelle Renvoizé, déléguée départementale adjointe de l’Agence régionale de Santé (ARS) a dévoilé le montant dont bénéficiera le service des urgences du Centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud (Chicas). Une enveloppe de 50 000€ sera en effet allouée au centre hospitalier sisteronais. La nouvelle a été accueillie avec une joie mesurée par le directeur de l’établissement Yann Le Bras : « Cet argent est bien entendu le bienvenu et permettra d’améliorer les conditions de travail du personnel (…) Toutefois, la crise reste un problème de recrutement, donc un problème humain« .


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