LA GENDARMERIE SONT DES VRAIS DÉLINQUANTS !

le 19 06 2021
GENDARMES POLICE MÊME COMBAT !
🔴LA GENDARMERIE SONT DES VRAIS DÉLINQUANTS !
Nous voyons sur cette vidéo l’intervention de la gendarmerie pour détruire du matériel privé avec avoir mutilé un jeune adulte cette nuit en lui arrachant la main.
Bien entendu la presse n’était pas autorisée à accéder sur le site.
Mais beaucoup de vidéos amateurs de mauvaise qualité circulent sur les réseaux pour montrer l’horreur que vivent les fêtards.
Beaucoup de teufeurs appel à la vengeance le 21 juin pour la fête de la musique que se soit de EST à L’OUEST.
Une fête des la musique qui ne sera sans doute pas comme les autres.

KLL pour media Jaune de Lorraine

Peut être une image de une personne ou plus, plein air et texte
Vidéos à voir, impossible à copier

https://fb.watch/6e7ZfYkn_n/

Main arrachée teknival
NOUVELLE MUTILATION POUR AVOIR FAIT LA FÊTE
Main arrachée pour un fêtard lors d’une rave-party organisée en Bretagne en hommage à Steve, mort lors de la fête de la musique 2019 à Nantes.
Le teknival a dégénéré en affrontements entre teufeurs et forces de l’ordre ce vendredi soir. Les troubles se poursuivaient ce samedi matin.
C’est non loin de Nantes, dans la commune de Redon, que des centaines de personnes s’étaient réunies, ce vendredi, pour une fête en hommage à Steve Maia Caniço, tombé dans la Loire en 2019 lors d’une charge de la police en toute fin de soirée lors de la fête de la musique.

https://fb.watch/6e8Mq4ONR8/


Reportage

Rave party à Redon : «Les flics ont le seum* parce qu’ils n’ont pas réussi à nous empêcher de faire la fête»

*Avoir le seum signifie « avoir la haine, être dégoûté, avoir la rage, avec un sentiment de frustration ».

Après des heurts dans la nuit de vendredi à samedi, qui ont fait plusieurs blessés, les teuffers ont réussi à installer leur fête dans les environs de cette commune tranquille d’Ille-et-Vilaine. Et des jeunes ont afflué en masse pendant la journée, tentant de couper à travers les champs et le cordon de sécurité.

par Marine Dumeurger

libération.fr – publié le 19 juin 2021
Ses copains ont réussi à passer, mais pas lui. Sweat à capuche noir et pantalon camouflage, adossé contre une Dacia Sandero jaune métallique, Thomas, la vingtaine, ne désespère pas. Cerné par deux camions de CRS, il explique son plan, sourire aux lèvres : «Là, je fais genre que c’est ma voiture, et j’attends. Dès que les flics me regardent plus, je saute dans le champ». Il désigne la jachère devant lui, des herbes à hauteur de poitrine au moins. En arrière-fond, les kilowatts de son résonnent, proche et éloigné à la fois, vu le dispositif de sécurité en place.

«A l’intérieur, c’était la guerre»

A un des barrages, Maxime, originaire du Loir-et-Cher, bouteille de bière à la main, essaye de négocier un passage auprès des gendarmes pour récupérer son «camtard». Il tente : «Je dois rentrer chez moi, je bosse lundi». Le petit groupe, la vingtaine en moyenne, tourne depuis 7 h 30 du matin dans le quartier. Il a passé la nuit sur place. «A l’intérieur, c’était la guerre, les lacrymos, les grenades. On a dû sortir prendre l’air mais là, on voudrait retourner pour nos affaires. Beaucoup de gens ont tout laissé là-bas, leurs voitures, leurs sound-system».

Finalement l’un d’entre eux est autorisé à s’y rendre. «Vous êtes sympas vous les bleus. Vos collègues, là-bas, vraiment moins». A quelques mètres de là, en direction du site, nouveau barrage, celui des CRS cette fois-ci. Les jeunes s’amassent mais il n’y a plus de possibilités de discuter. Parmi le groupe, un livreur attend, boite de pizza en main. Impossible pour lui de franchir le cordon pour honorer la commande qui refroidit.

Alors devant le blocage, tous les moyens sont bons pour rejoindre la zone et faire la fête. Suivre le canal, couper par les champs, traverser la voie ferrée, ou même tenter de franchir la rivière de l’Oust à la nage. Atteindre la rave prend des allures de mission commando. Croisée au beau milieu d’un champ marécageux, sous une pluie lourde et grasse, Barbara s’apprête à passer la voie ferrée seule après avoir franchi des fourrés de ronces. «Au point où j’en suis, rien ne m’arrête, j’ai traversé le canal, les marais».

Un peu plus loin, un buisson bouge, sans doute des teufeurs. Ou des gendarmes. Au bord de la départementale, un groupe de six jeunes cherche aussi à s’y rendre, sans connaître l’endroit exact. Ils viennent d’arriver, «prévenus par des potes». Repérés par un camion de CRS, ils attendent, postés dans les buissons. «Les flics ont le seum parce qu’ils n’ont pas réussi à nous empêcher de faire la fête, lâche un d’entre eux. Mais nous, on n’en peut plus. Ça fait plus d’un an qu’on est confinés. On va craquer». Peu à peu, le petit groupe grossit, rejoint au compte-gouttes par de nouveaux candidats à la traversée.

A vélo électrique, Emilie, elle, arpente les rues. Elle aimerait aussi retourner dans la teuf après y avoir passé la nuit mais n’y parvient pas, malgré son deux-roues qui laisse à penser qu’elle est du coin. «Je me fais toujours stopper à un moment». La quarantaine, cette ancienne du milieu défend la fête libre«L’Ouest de la France, c’est la capitale de la teuf. Près de Redon, il y a eu des supers technivals par le passé.» Et toujours de la répression. Mais pas de cette ampleur. «Là, c’est vraiment plus l’ambiance […] Quand je suis arrivée cette nuit, j’ai pris des gaz à gogo, j’ai dû quitter les lieux». Sur son téléphone, elle reçoit des messages de copains, de Brest, de Saint-Nazaire, qui sont en chemin «par solidarité».

Pas sûr qu’ils soient arrivés à temps. Les forces de l’ordre ont lancé une nouvelle opération peu après 17 heures, avec la ferme intention de «mettre fin» au rassemblement. Et cette fois, ce sont les gendarmes et les CRS qui sont sortis des buissons et du nuage de gaz lacrymogènes pour couper le son.

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