Dans des situations financières « critiques », Valérie Pécresse et Yannick Jadot lancent un appel aux dons

Paris, France le 10 avril 2022 - Yannick Jadot s avance vers la scene pour prendre la parole apres l annonce des estimations de 20h a l Bellevilloise, quartier general du candidat ecologiste, lors du premier tour de l election presidentielle.

Huit candidats n’ont pas atteint la barre des 5 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, qui leur permet d’être remboursés de leurs frais de campagne.

Le Monde et AFP

Publié le 11 04 2022

Les résultats du premier tour de la présidentielle 2022

E. Macron
LRM
 27,84 %
M. Le Pen
RN
 23,15 %
J.-L. Mélenchon
LFI
21,95 %
E. Zemmour
Rec
7,07 %
V. Pécresse
LR
4,78 %
Y. Jadot
EELV
4,63 %
J. Lassalle
Res
3,13 %
F. Roussel
PCF
2,28 %
N. Dupont-Aignan
DLF
2,06 %
A. Hidalgo
PS
1,75 %
P. Poutou
NPA
0,77 %
N. Arthaud
LO
0,56 %

Voir le détail

Résultats officiels

« Une aide, d’urgence », une « situation critique »… Valérie Pécresse et, avant elle, Yannick Jadot ont appelé les Français aux dons « pour boucler le financement » de leur campagne, après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle dimanche 10 avril.

Avec 27,6 % des voix, le président sortant, Emmanuel Macron, est arrivé devant la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen (23,41 %). Huit candidats n’ont pas franchi le seuil des 5 %, qui leur permet d’être remboursés de leurs frais de campagne : Valérie Pécresse, Yannick Jadot, Jean Lassalle, Fabien Roussel, Nicolas Dupont-Aignan, Anne Hidalgo, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud.

Election présidentielle en direct :Suivez la journée du lendemain du premier tour

Si un candidat est au-dessus des 5 %, il est remboursé de ses frais de campagne à hauteur de 47,5 % du plafond fixé par l’Etat, soit un peu plus de 8 millions d’euros pour le premier tour. En dessous, le remboursement correspond à 4,75 % du même plafond, soit 800 000 euros. Les candidats essayent donc de ne pas dépenser davantage pour ne pas avoir – eux ou leur parti – à compenser.

LR ne peut pas « faire face à ces dépenses »

Avec 4,79 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle selon les derniers résultats, la candidate Les Républicains (LR), Valérie Pécresse, fait quasiment deux fois moins bien que l’eurodéputé François-Xavier Bellamy, qui avait totalisé comme tête de liste 8,5 % des suffrages aux élections européennes de 2019. Jamais le parti LR, éliminé dès le premier tour pour la deuxième fois de rang, n’était descendu aussi bas lors d’une élection sous la VRépublique.

« Nous n’avons pas atteint les 5 % qui nous permettaient d’obtenir les sept millions [d’euros] de remboursement de l’Etat que nous escomptions. Ces sept millions [d’euros] de remboursement manquent pour boucler le budget de cette campagne. Les Républicains ne peuvent pas faire face à ces dépenses. Je suis endettée personnellement à hauteur de cinq millions d’euros. »

Devant la presse, la candidate LR a continué:

« C’est pourquoi j’ai besoin de votre aide, d’urgence, d’ici le 15 mai, pour boucler le financement de cette campagne présidentielle (…) Il en va de la survie des Républicains, et au-delà de la survie de la droite républicaine . »

Lire aussi :Article réservé à nos abonnésValérie Pécresse entraîne la droite dans son naufrage à l’élection présidentielle 2022

EELV doit « trouver deux millions d’euros »

Crédité de 4,58 %, le candidat d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Yannick Jadot, est lui arrivé en sixième position du premier tour de l’élection présidentielle. La situation financière d’EELV est « critique », avec deux millions d’euros à trouver d’ici à la fin mai, a déclaré lundi son secrétaire national, Julien Bayou, appelant les électeurs à soutenir le parti écologiste. Chez EELV, « le fait de rater la barre des 5 % nous met dans une très très grande difficulté », a-t-il précisé sur France Inter.

« On avait fort heureusement baissé la voilure et dépensé moins que ce que nous avions prévu », a-t-il ajouté, évoquant des dépenses pour la campagne de premier tour « aux alentours de 6 millions d’euros ».

Julien Bayou a également plaidé :

« Dans l’immédiat, nous avons une échéance majeure à la fin du mois de mai et donc nous devons trouver deux millions d’euros dans les cinq semaines qui viennent. On s’adresse aux personnes qui ont pu soutenir Yannick Jadot [mais aussi] aux personnes qui auraient voulu voter Yannick Jadot et peut-être ont voté pour un autre candidat. On a besoin de ce soutien pour continuer à faire vivre l’écologie. »

Le secrétaire national d’EELV a ajouté sur Twitter :

« Si chaque électeur de Yannick Jadot donne 3 euros nous aurons remboursé la campagne et pourrons poursuivre le combat de l’écologie. »

Le Parti socialiste (PS), qui a été contraint de vendre son siège de Solférino après la défaite de Benoît Hamon en 2017, avait, lui, déjà appelé ses fédérations à prêter de l’argent à la campagne d’Anne Hidalgo.

Les contributions des élus du Parti communiste français (PCF) permettent de financer en partie la campagne du candidat à l’élection présidentielle, comme le précisent les statuts du parti.

Les autres candidats dépensent rarement plus de 800 000 euros. En 2017, Philippe Poutou avait dépensé plus de 780 000 euros, Nathalie Arthaud près de 960 000 euros ou Jean Lassalle 260 000 euros. Nicolas Dupont-Aignan avait, lui, dépensé en 2017 plus de 1 800 000 euros.

Le Monde et AFP

close

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire