PÉROU : PRENDRE LIMA, LA BATAILLE COMMENCE

9 h 
PÉROU : PRENDRE LIMA, LA BATAILLE COMMENCE
Nous avons déjà écrit à maintes reprises sur la situation péruvienne. Le pays est un pays au bord de l’implosion depuis le coup d’État néolibéral qui a conduit à la destitution et l’emprisonnement le président Pedro Castillo, remplacé par son ancienne alliée Dina Boluarte.
Qualifiés sans vergogne de « terroristes » par le pouvoir, les manifestants subissent une répression grave.
Pour rappel, au moins une cinquantaine de personnes ont été tuées par la police et l’armée, dont 17 la seule journée du 9 Janvier.
Désormais la mobilisation prend une nouvelle tournure : des cars et des voitures ont convergé vers la capitale Lima, épicentre de la bourgeoisie blanche et métisse assimilée, plutôt épargnée par la révolte.
Venus du Sud, du Nord, des Andes… Majoritairement composée de populations autochtones, les insurgés appellent à « Prendre Lima », répondant à l’appel d’organisations indigènes, étudiantes, paysannes, syndicales de gauche.
Cette lutte s’inscrit dans une dynamique antiraciste et anti-libérale face au centralisme bourgeois et raciste.
Parmi les revendications, la démission immédiate de la présidente et de son gouvernement, la mise en place d’une constituante, l’organisation d’élections, le respect au droit des populations autochtones ou encore la nationalisation des ressources, un meilleur système de santé et d’éducation…
Initialement décrété dans les villes de Lima, Cuzco, Callao et Puno, l’état d’urgence de 30 jours s’étend dorénavant dans les départements de l’Amazonie, Libertad et Tacna.
L’armée peut intervenir où elle le veut, bloquer des routes, ou encore suspendre la circulation.
120 blindés, une 50aine de véhicules militaires et 11800 policiers ont été déployés dans les rues de Lima où l’on dénombre déjà une vingtaine de blessés.
Un immeuble historique du centre ville a été incendié dans le quartier de la Plaza San Martin.
Parallèlement, les mobilisations continuent dans le reste du pays.
À Arequipa, deuxième ville du pays, la police a ouvert le feu et a tué un homme d’une balle dans l’abdomen.
On recense un deuxième mort dans la banlieue de Puno.
Nous avons déjà écrit à maintes reprises sur la situation péruvienne. Le pays est un pays au bord de l’implosion depuis le coup d’État néolibéral qui a conduit à la destitution et l’emprisonnement le président Pedro Castillo, remplacé par son ancienne alliée Dina Boluarte.
Qualifiés sans vergogne de « terroristes » par le pouvoir, les manifestants subissent une répression grave.
Pour rappel, au moins une cinquantaine de personnes ont été tuées par la police et l’armée, dont 17 la seule journée du 9 Janvier.
Désormais la mobilisation prend une nouvelle tournure : des cars et des voitures ont convergé vers la capitale Lima, épicentre de la bourgeoisie blanche et métisse assimilée, plutôt épargnée par la révolte.
Venus du Sud, du Nord, des Andes… Majoritairement composée de populations autochtones, les insurgés appellent à « Prendre Lima », répondant à l’appel d’organisations indigènes, étudiantes, paysannes, syndicales de gauche.
Cette lutte s’inscrit dans une dynamique antiraciste et anti-libérale face au centralisme bourgeois et raciste.
Parmi les revendications, la démission immédiate de la présidente et de son gouvernement, la mise en place d’une constituante, l’organisation d’élections, le respect au droit des populations autochtones ou encore la nationalisation des ressources, un meilleur système de santé et d’éducation…
Initialement décrété dans les villes de Lima, Cuzco, Callao et Puno, l’état d’urgence de 30 jours s’étend dorénavant dans les départements de l’Amazonie, Libertad et Tacna.
L’armée peut intervenir où elle le veut, bloquer des routes, ou encore suspendre la circulation.
120 blindés, une 50aine de véhicules militaires et 11800 policiers ont été déployés dans les rues de Lima où l’on dénombre déjà une vingtaine de blessés.
Un immeuble historique du centre ville a été incendié dans le quartier de la Plaza San Martin.
Parallèlement, les mobilisations continuent dans le reste du pays.
À Arequipa, deuxième ville du pays, la police a ouvert le feu et a tué un homme d’une balle dans l’abdomen.
On recense un deuxième mort dans la banlieue de Puno.

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