Jean Mau s’en mêle : Cruis / Droit de réponse

Jean Maurice <jean4mau@proton.me>

Ai lu la réaction, ci-dessous, de Monsieur Pierrot Pantel. (En fin de texte)
A titre personnel, je m’adresse ici aux « journalistes » de La Provence » et de « HPI ». Transmission demain aux ami.e.s de la Presse nationale.
 
Nous vivons tous une pénible fin de règne. Il est à craindre qu’elle ne se ponctue par un conflit européen dans les mois à venir, notre aviation bombardant la profondeur du champ de guerre en Ukraine.
 
Ici, dans les Basses-Alpes, la Presse d’Etat, des Collectivités & des annonces légales que sont aussi bien la Provence de la famille Saadé (Et du Secrétaire Gal de l’Elysée, Alexis Kohler) que HPI, sortes de brosses à reluire quotidienne ou hebdomadaire, en publi-reportages d’une complaisance à faire rougir le Père Noël ont depuis longtemps tourné le dos aux métiers du journalisme et de l’investigation.
 
Ce dossier du Jas d’Aubert et de ses implantations voltaïques mérite mieux que les réponses du Procureur Rémy Avon, armé du seul code de la rouste. Réfléchissons malgré tout aux irrémédiables conséquences environnementales auxquelles le voisinage aura à faire face pendant des décennies et dont le cumul, avec d’autres implantations du même type n’a donné lieu à aucune expertise. Ni de la part d’entreprises mortifères, saute-frontières au jackpot des subventions vertes, ni de la part d’un Etat qui a renoncé à son rôle d’aménageur du territoire et de contrôleur. Aucun plan national cohérent d’implantation n’est disponible. C’est la ruée, la curée.
 
Il faut remonter à la genèse de ce projet, qui n’a été réactivé ici, il y a peu, uniquement parce que les USA et l’Inde ont dressé de très hautes barrières douanières à l’invasion des panneaux chinois que fabriquent les quasi esclaves ouïghours. 
 
C’est Christophe Castaner qui, de son mandat de Maire de Forcalquier (après ses pornographiques exploits avignonais) s’est fait l’entremetteur entre ses copains de jeux de mains jeux de vilains parisiens et le benet du coin, le Félix Moroso.
 
L’affaire fut enveloppée en 2009 (longuement préparée en amont) & remise au « crétin des Alpes » du coin par Sophie Balladur, représentante de Boralex à l’mpeccable profil Agro-Paris-Tech d’antan. Ce type d’alpin de derrière les fagots coûte beaucoup moins cher que la moindre négociation avec le canal ERDF de la Durance ou avec les services d’un Etat toujours propriétaire de l’emprise autoroutière de l’A51 ou encore avec les propriétaires des toîtures commerciales ou industrielles existantes dans toutes les communes d’un peu d’importance au droit du canal de la Durance.
 
On ne sait pas stocker l’énergie électrique autrement qu’en batteries … ou en remontant l’eau dans les barrages.
 
Mais tout est plié depuis bien longtemps, hors toute explication et choix démocratique, par les « Copains et les Coquins ». Le Conseil départemental est secrètement de la partie en ayant élargi les accès routiers et calibré les ouvrages d’art favorisant les livraisons des panneaux par semi-remorques polonais conduits par des chauffeurs russes. 
 
Tandis que les portugais qui ne peuvent plus se loger au Portugal (Airbnb) et le roumains dont les terres ont déjà été déboisées en Roumanie étaient payées par Boralex pour sécuriser le site de Cruis. L’Europe est en marche vers les guerres, à toute vitesse, mais ne l’a pas encore compris. Tout cela pue.
 
L’exemple des copains-coquins vient du plus haut de l’Etat. En 2012 Jupiter, secrétaire adjoint de l’Elysée faisait un enfant dans le dos à Hollande en vendant Alstom à Général Electric. Le ticket d’entrée pour obtenir les faveurs des grands Manitou de Wall Street. Ce fut chose faite en 2014, à Vegas, par l’entremise d’une certaine Elisabeth Borne.
 
Ici, chez les ploucs, les derniers « Gros-bras », recrutés par Boralex l’on été sur le Port de Marseille. J’ai remis à la Brigade de Forcalquier les immatriculations et types de leurs 4 véhicules, à toutes fins utiles, dans l’espoir qu’ils ne seront pas bientôt recruté pour des JO déjà bien plombés, d’Ukraine en Palestine. 
 
Tout lien entre Le Port de Marseille, Benalla, Balladur, leTunnel du Montblanc & un certain Christophe et un certain Emmanuel sont d’évidence purement imaginaires. Journalistes, Procureurs dormez dans la paix profonde de vos bonnes conscience. Le code, tout le code, rien que le Code de la Route !
 
Quant à l’impayable David Géhant, Maire de Forca, Pdt de la Comcom de Forca et Vice-Pdt du Conseil régional, toutes ses casquettes lui font la vue désespérément basses et la parole très rare en termes de raisonnements énergétiques. Faut dire que le coco s’est glissé dans le costume de Castaner avec une incroyable aisance. Ils se ressemblent tant, du même côté du manche. Pourtant, le Petit David m’a scotché par son attaque fulgurante contre le Procureur Avon, lors de la fête de la Patronne des Pandores, hier. Pour une fois, David, je suis d’accord avec toi. Ce procureur est d’une incroyable complaisance avec le tandem Boralex Eiffage.
 
La crapulerie des magistrats, ici, c’est d’avoir choisi la même date pour juger aussi bien Sylvie et Claudine que Merlin : le 25 janvier 2024. Malgré les dénégations de mélange des genres par le Procureur sur BFM TV DICI. « Gardiennes de Lure » et « Mamans Louves » à la même enseigne ! Ce dossier du voltaïque mal placé n’est pas un dossier de « genre ». C’est un vrai dossier politique, de business de gangsters sans contrôles ou de démocratie.
 
J’eusse aimé qu’un certain Darmanin, il n’y a pas si longtemps, soit lui aussi fait au pattes, de la même manière que l’Enchanteur Merlin des pauvres bougres d’ici : 6 heures du mat, 3 lieux investis, portes inutilement fracassées, miséreux réveillés et traumatisés par des Forces de l’Ordre surdimensionnées. Une convocation par téléphone eut suffi mais ne coûtait pas assez cher. « Gare au Gorille », mon pauvre Brassens. 
 
Cordialement, Jean-Mau

Madame, Monsieur,

Je viens de prendre connaissance de votre article concernant le dossier Boralex sur Cruis (04).
Votre journaliste Mme SÉGURA, me prête des propos qui n’ont jamais été prononcés devant le tribunal et ceci me pose, vous en conviendrez, un vrai problème.
Celle-ci prétend que j’aurais répondu à la question de la partie civile « Non, aucune pièce n’a constaté une destruction ». Ce qui est parfaitement faux car je n’ai jamais prononcé cette phrase mais par ailleurs celle-ci aurait été honteusement mensongère puisque des destructions ont été non seulement constatées mas également dénoncées depuis juillet dernier à travers 2 plaintes pénales co-signées par 13 associations nationales de protection de la nature.
Par surcroit, il est curieux que votre journaliste ait arbitrairement décidé d’orienter son papier en me qualifiant de « jeune ingénieur écologue » et non comme je l’ai fait à la barre du tribunal judiciaire ce 5 décembre dernier en tant qu’ « ancien inspecteur de l’environnement avec 15 ans d’expérience pénale ».
Que les journalistes tiennent une ligne éditoriale n’est pas un soucis tant qu’ils restent factuels et ne travestissent pas la réalité. En revanche, rapporter des propos qui n’ont jamais été tenus relève d’une toute autre démarche.
Je vous propose afin de « corriger » cette erreur, à l’occasion du dépôt de la troisième plainte pénale contre Boralex qui interviendra avant noël, de réaliser une interview. Ce sera l’occasion de revenir sur les infractions environnementales qu’une 15aine d’associations dénoncent sur Cruis depuis juillet.

Bien cordialement,

M.PANTEL
Ingénieur écologue – Chargé de mission juridique
ANB – Association Nationale pour la Biodiversité

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