« les aristocrates à la lanterne » désignait l’exécution de ceux qui avaient été jugés contre-révolutionnaires et qui, lors des émeutes, ont été pendus à la potence des lanternes publiques.
Gérard Delteil
Paris Match vient de faire sa Une sur la liaison entre Bardella et Maria Carolina de Bourbon des deux Siciles. Cette princesse d’un État qui n’existe plus depuis 1861 est à la tête d’une fortune évaluée à 500 millions d’euros, dont la plus grande partie serait placée sur des comptes off shore. Bien entendu, il s’agit d’une opération de communication destinée à la fois à rendre Bardella sympathique à ceux qui s’intéressent aux têtes couronnées et à en faire une personnalité plus respectable que les voyous néo-nazis qui gravitent autour du RN et à l’intérieur de ce parti d’extrême droite. On avait déjà constaté que les notables du RN commençaient par se servir dès qu’ils avaient le moindre pouvoir, comme le maire de Montargis qui s’est octroyé une augmentation de 80 % sitôt élu. On voit maintenant leur soif de rejoindre les rangs de l’aristocratie. C’est évidemment bien triste que des travailleurs et des chômeurs votent pour des personnages de cet acabit, qui n’ont jamais travaillé de leur vie et les méprisent profondément. Mais peut-être cette communication tapageuse aura-t-elle un effet inverse : provoquer le rejet de ces parasites par les classes populaires. La révolution de 1789 n’est pas si lointaine.