Cette proposition cash des écolos pour limiter le coût de la crise énergétique pour les Français

Députée de l’Isère et cheffe du groupe écologiste à l’Assemblée, Cyrielle Chatelain appelle « l’État à jouer son rôle. »

NICOLAS GUYONNET / Hans Lucas via AFP
Cette proposition cash des écolos pour limiter le coût de la crise énergétique (photo d’illustration prise à Valence en février 2026)

Un autre levier. Alors que le gouvernement peine à répondre à la flambée des prix du carburant qui continue de rogner le pouvoir d’achat des Français, les écologistes proposent de baisser drastiquement le prix des billets de train. Plus précisément de les diviser par deux, selon le discours de la députée de l’Isère Cyrielle Chatelain.

« Le prix est le premier blocage pour prendre le train. Le rendre moins cher peut donc permettre à des gens qui ne pensaient pas pouvoir le prendre, de le faire », a ainsi expliqué la présidente du groupe écolo à l’Assemblée nationale ce jeudi 16 avril sur RMC. « Une mesure d’urgence pour le pouvoir d’achat » et « vertueuse » pour le climat.

L’exemple lituanien

La Lituanie a déjà fait ce choix. Depuis le 1er avril, et jusqu’au 31 mai, une réduction de 50 % s’applique effectivement sur tous les trajets domestiques et pour toutes les classes. « Personne ne devrait être victime de la flambée des prix », avait expliqué le ministre des Transports Juras Taminskas fin mars, pour justifier cette mesure d’urgence. Par ailleurs, les Chemins de fer lituaniens ont abandonné « la tarification dynamique » (en vigueur en France), qui pousse les prix à la hausse en cas de forte demande.

Pour l’heure, ni le gouvernement ni les opérateurs concernés dans l’hexagone ne semblent enclins à suivre le précédent lituanien, qui risquerait de grever les finances de la SNCF. Au contraire, l’exécutif préfère concentrer sa (faible) riposte sur le prix du carburant.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et de la crise énergétique, Sébastien Lecornu et ses ministres ont ainsi débloqué quelques aides sectorielles au compte-goutte, et à l’attention de professions particulièrement touchées, comme les agriculteurs ou les pécheurs. Désormais, le gouvernement semble tenté d’encadrer les marges des distributeurs. Une mesure aux effets potentiellement limités, puisque les prix à la pompe resteront variables en fonction de l’évolution des cours des produits raffinés.

Ainsi, malgré la crise énergétique et la flambée inédite des prix du carburant, voyager en train coûte toujours plus cher qu’en voiture, dans une grande majorité des cas. C’est ce que relève franceinfo après s’être penché sur plusieurs trajets, notamment à destination de villes prisées pour les vacances. Par exemple, un couple avec un enfant déboursera environ 300 euros en billets de train pour rejoindre La Rochelle en partant de Paris. Le trajet en voiture lui coûtera 125 euros, carburant et péages inclus.