Gérard Delteil
La fortune d’Elon Musk, l’homme qui fait publiquement des saluts nazis, s’élève désormais à mille milliards de dollars. Bien que Musk possède aussi tous les bien matériels imaginables à la disposition des milliardaires, maisons, immeubles, yacht, avion, oeuvres d’art et sans doute pas mal de lingots d’or, cette fortune est en grande partie virtuelle puisqu’il s’agit de la valeur des actions de ses sociétés, notamment de Tesla et Space X. Celles-ci, en cas de crise, sont susceptibles de chuter, voire de se volatiliser, ce qui ne le laisserait pas pour autant dans la misère.
Dans le grand casino du capitalisme, Musk dispose donc d’une pile de jetons dont la valeur dépasse aujourd’hui les Produit Intérieur Brut de pays comme la Pologne et la Suisse. Ce qui lui donne un pouvoir énorme. Les milliardaires qui viennent après lui dans ce hit parade du fric possèdent environ un quart de cette fortune, soit deux cent cinquante milliards de dollars par tête.
De l’autre côté du gouffre social, sept cent millions de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour. L’absurdité de cette situation montre qu’il est urgent de mettre fin au capitalisme.
Danielle Riva
Musk n’est pas absurde il porte un projet impérialiste clairement fasciste de contrôle des sociétés avec ses instruments hightechs qui envahissent nos vies et sa culture « space opera ». Il est vraiment hors sol, puisqu’il veut créer des aéronefs en direction de la Lune, Mars et même « au-delà » comme il vient de le déclarer. Or l’humanité ne peut survivre hors de la sphère terre. Ce n’est plus un humain, mais un « humanoïde » adicte aux drogues.
Danielle Riva Quand on parle d' »absurdité du capitalisme », c’est bien évidemment par rapport, non seulement aux besoins de l’humanité, mais par rapport à la nécessité d’une organisation rationnelle et planifiée de la production à l’échelle mondiale pour assurer notre survie. Musk, comme tous les capitalistes, a sa propre logique, qui repose sur le profit et l’élimination des faibles par les forts par le libre jeu du marché et les crises en temps ordinaire, mais aussi par les guerres. Ce qui n’est pas absurde du point de vue de son intérêt de classe et rend logique aussi, sa sympathie pour le nazisme…