Il s’appelle Ali. Il a 13 ans…

Manon Aubry est à Beyrouth , Liban. 

Il s’appelle Ali. Il a 13 ans. Il y a quelques jours, deux bombes israéliennes sont tombées sur sa maison. Il a du être opéré en urgence sur le crâne, le bras et les jambes, les médecins espèrent pouvoir lui éviter l’amputation. Des enfants tués ou gravement blessés au Liban comme Ali, il y en a en moyenne 12 par jour. Un chiffre terrible qui augmente même depuis le cessez-le-feu du 17 avril…
Sous la supervision du Docteur Abu Sitta, l’unité pédiatrique de l’American University of Beyrouth, accueille de plus en plus d’enfants qu’ils appellent ici « polytraumatisés ». Une façon politiquement correcte pour parler des enfants mutilés par la guerre israélienne. Pour le Docteur @GhassanAbuSitt1, qui a longuement travaillé à Gaza, « ce n’est même plus de la médecine de guerre, on est passé dans encore autre chose ».
Un autre enfant se trouve en soins intensifs et se réveille progressivement de deux semaines de coma. Il n’a même pas 10 ans et l’équipe devra lui annoncer qu’il a perdu toute sa famille dans les bombardements.
Voilà la réalité de la guerre menée par Netanyahou. Comment les Etats européens peuvent-ils encore en être complices ? Que les dirigeants viennent passer ne serait-ce qu’une journée ici aux côtés des soignants au courage incroyable et plus jamais ils ne pourront continuer à financer cette guerre sans nom.