Fwd: [APPEL DU 20 JUIN CONTRE TOUTES LES REPRESSIONS]

Fwd: [APPEL DU 20 JUIN CONTRE TOUTES LES REPRESSIONS] 10 JUIN : PROCÈS DE GAËL QUIRANTE, POSTIER LICENCIÉ ! LA POSTE VEUT INTERDIRE LA PRESENCE DE GAEL DANS LES BUREAUX DE POSTE !

De : Ils nous empêcheront pas de lutter <ilsnousempecherontpasdelutter@gmail.com>
Date: mar. 9 juin 2026 à 15:00
Janvier 2019, en pleine grève pour la réintégration de Gaël Quirante, contre les réorganisations et le vol de temps de travail, la cour d’appel de Versailles l’autorisait – malgré son licenciement – à maintenir ses mandats syndicaux et à pouvoir continuer à faire des visites de bureaux.

Plus de 7 ans plus tard, La Poste rejoue le match – jusqu’à quand ? – et tente d’avoir une décision qui entrave, enfin, sa liberté de circulation.

La Poste propose à nouveau – comme en 2019 – que cette liberté de circulation soit subordonnée à l’autorisation préalable des chefs ! Pas mal ! Elle est belle la liberté syndicale ?!

Nous devons l’empêcher, nous pouvons l’empêcher !

Il passera en procès le Mercredi 10 juin à Nanterre ! Dans le cadre de la grève à La Poste dans le 92 et le 78 pour nos conditions de travail et nos salaires, on se donnera rendez-vous à 13h devant le tribunal à Nanterre, 6 rue Pablo Neruda à Nanterre. 
Soyons nombreux et nombreuses lors du rassemblement, dès 13h au Tribunal de Nanterre ! 
Avant cela, les postiers organisent une manifestation à 9h au 11 boulevard des Bouvets à Nanterre pour passer devant l’inspection du travail, en finissant par le tribunal. 
👉 Live de Gaël pour expliquer les raisons de ce procès !
🔴🔴 En pièce jointe, retrouvez le 4 pages explicatif du procès du 10 Juin ainsi que les visuels pour les deux rendez-vous du 10 Juin !
🔥 Ils ne nous empecheront pas de lutter ! Contre toutes les repressions, regroupons nos forces : manifestation nationale le 20 Juin à 15h à Paris (départ devant le siège de la banque postale – métro Duroc)
Lien pour regarder, transmettre et signer l’appel du 20 Juin (avec toute la liste des signataires) :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfxBYKmUgh6IMvJFQyBxkoGWt6oYgAjzEnCW-hqAHhI09mUUA/viewform?pli=1
VISUEL MANIF 9H.jpeg

VISUEL RASSO 13H.jpeg

3 pièces jointes  •  Analysé par Gmail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La Poste mise en accusation par l’Inspection du Travail

L’inspection du travail a mis en cause La Poste à 22 reprises depuis la mise en place des CSE, en des termes particulièrement graves.


 

Mise en demeure du 31 octobre 2025 (Antony) :

« déshumanisation de l’activité »

« la direction de l’entreprise justifie la charge de travail par la diminution du trafic courrier et par l’usage d’un logiciel national de calcul des normes et cadences certifié Afnor, affirmant ainsi que la charge de travail serait dûment évaluée ; […] toutefois cette argumentation échoue à rendre compte de la réalité du travail, la diminution du volume de courrier déclarée ne pouvant être assimilée mécaniquement à une diminution de la charge de travail, et les outils logiciels faisant usage des

« normes et cadences » citées apparaissant comme des outils de pilotage de la productivité, et non d’évaluation de la charge de travail […].

L’usage de moyennes, de tables de temps prédéterminées, de codifications mécaniques des gestes et cadences standardisées, sans prise en compte de la fatigue, de l’âge, de pathologies ou de la variabilité humaine, sont des éléments traduisant une déshumanisation de l’activité ; exposant ainsi les salariés à des risques psychosociaux et physiques, en violation des obligations d’évaluation, et de prévention de la santé et de la sécurité s’imposant à l’employeur, prévues aux articles L.4121-1 et suivants du Code du travail. »

 

Lire la suite

 

 

Le constat est accablant. Il rejoint celui effectué par Envoyé Spécial. Pour supprimer des postes et faire toujours plus de profits, La Poste est prête à tout, mêmes aux pires méthodes. Il est urgent de la stopper !

 

 

 

 

 

 

 

« La Poste sous tension », reportage d’Envoyé Spécial

 

 

 

 

Observations du 14 avril 2026 (Morangis) :

« des symptômes d’anxiété sévère liés à l’incertitude et aux

L’inspection parle d’« une dégradation des conditions de travail et d’un climat social particulièrement dégradé, caractérisant une situation de risques psychosociaux (RPS) préoccupante […] il m’est rapporté :

  • Une souffrance psychique caractérisée : plusieurs agents présenteraient des symptômes d’anxiété sévère liés à l’incertitude et aux méthodes de
  • Une absence de prise en compte du facteur humain : le démantèlement de tournées

personnelle critique de l’agent titulaire constitue un manquement à votre devoir de prévention.

  • Des pressions sur l’encadrement : Les signalements concernant des pressions exercées
22.. PPRRÉÉFFEECCTTUURREE

DDEE NNAANNTTEERRRREE

11.. IINNSSPPEECCTTIIOONN                                        33.TTRRIIBBUUNNAALL

DDUTTRRAAVVAAIILL                                            DDEE NNAANNTTEERRRREE

au grade) sont des méthodes managériales incompatibles avec la prévention de la santé au

 

Mise en demeure du 2 mars 2026 :

La Poste mise en cause face à l’irréparable

« 1- Le suicide de XXX, facteur de la PDC de YYY, survenue le 28/04/2025 en pleine réorganisation du site, un jour et à une heure où il était censé se rendre au travail, alors qu’il avait récemment appris que sa tournée était à nouveau supprimée ;

  • Le lieu symbolique choisi par XXX : ZZZ, site important de La Poste, abritant notamment la médecine du travail en charge de la PDC de YYY ;
  • La lettre d’adieu de XXX et les déclarations de sa famille, mentionnant un lien entre son suicide et son travail ;
  • Les déclarations des agents de la PDC de YYY entendus pendant l’enquête, concernant les impacts des réorganisations sur leur santé mentale, faisant état de stress, de découragement, de lassitude, d’impuissance, de sentiment d’injustice, mettant en évidence l’existence de plusieurs facteurs de risques psycho-sociaux et notamment : intensité du travail, autonomie limitée, conflits de valeur et insécurité face à l’avenir ;
  • L’insuffisance de transparence de la direction de La Poste et la non prise en compte des alertes de certains élus du CSE suite au décès de XXX ;
  • L’insuffisance des mesures mises en place par la direction de La Poste suite au décès de »

Tâches supplémentaires non-payées, salaires de merde : marre !

La direction enchaîne les réorganisations. N’oublions pas qu’un emploi supprimé représente 50000 euros en plus par an dans les poches de l’entreprise. Mais La Poste ne se contente plus des réorgs, elle passe à la vitesse supérieure. Tout d’abord, avec les «

renforts », la « mutualisation » et les « équipes autonomes » : chaque fois que quelqu’un est absent, ou chaque fois que La Poste décrète que le trafic baisse, on se tape un bout de tournée en plus ! Nous refusons de considérer que c’est normal !

Et désormais, avec les IP et Logissimo, ce sont des tâches supplémentaires, qui rapportent beaucoup d’argent à la boîte… mais pour nous c’est zéro euro, alors que nos salaires sont particulièrement faibles. Augmenter de 0,7 % nos salaires par an, c’est du foutage de gueule quand les profits chaque année sont entre 1 et 2 milliards d’euros. Et en plus, les chefs nous imposent de prendre nos congés presque un an à l’avance ! Les congés ce n’est pas à eux de nous les imposer, c’est à nous de les choisir !


On veut du respect, on veut des salaires décents ! Stop aux méthodes brutales de la direction !

 


L’

an dernier, Sud Poste 92 avait révélé des documents internes appelés : « carte des partenaires » établissant une classification discriminatoire des agents en fonction de leur opinion sur les réorganisations et préconisant l’emploi de la « contrainte », c’est à-dire de moyens violents à l’encontre des postiers catégorisés comme « opposants » ou « irréconcilliants » vis-à-vis des suppressions d’emplois (Voir QR Code). Un an plus tard, et bien que la presse ait fait écho de ces pratiques dégueulasses, aucune

sanction n’a été prise.

 

 

 

 

Carte des partenaires

 

 

Depuis, d’autres méthodes scandaleuses ont été découvertes. Des pressions ont été mises y compris par écrit pour faire en sorte qu’un médecin de prévention déclare comme inapte une salariée en reclassement pour raisons médicales, afin de la licencier plus facilement. Pousser à falsifier des avis médicaux est grave, qui plus est dans l’objectif de licencier une collègue ayant un problème de santé. Depuis 2025 26 licenciements ont été prononcés pour des raisons d’inaptitude en Île-de-France.

La Poste renforce aussi la surveillance des agents,

par le biais d’applications-espions installées sur les smartphones, dont Cooper et Anteo : des applis qui sont en capacité de transmettre en direct nos moindres déplacements et actions, et même de déclencher des écoutes. Hallucinant !

Nous regrettons d’ailleurs que tous les représentants syndicaux, mis à part ceux de Sud et de la CGT, aient empêché de faire condamner La Poste sur l’usage illégal de Facteo. Le rôle des syndicats n’est pas de couvrir la direction lorsqu’elle est dans l’illégalité. Là encore nous n’allons pas en rester là.

Comme nous le disions depuis des années, Facteo est bien un cheval de Troie, une manière de préparer le terrain au projet « Mes horaires » qui revient à moduler nos heures de prises et de fin de service en fonction du trafic. Cela revient à mettre fin à la fois aux heures supplémentaires et au fini-parti.

La pression managériale s’accentue, conduisant à de plus en plus de sanctions et à une perte de sens de notre propre travail pour des collègues de plus en plus nombreux.

Croire qu’il sera possible d’échapper à tous ces problèmes par des moyens individuels est illusoire : pour s’en sortir il faut se regrouper et lutter toutes et tous ensemble ! D’autant plus que La Poste cogne très fort contre nos conditions de travail.

3


 

 

 


L

a Poste est un géant aux pieds d’argile, elle flippe de ceux et celles qui sont capables de la mettre en difficulté

C’est aux travailleurs et travailleuses de La Poste de décider qui les représente ! Huit ans après, Gaël doit pouvoir continuer à circuler librement dans les centres !

La Poste n’arrive pas à supprimer la volonté de résistance des collègues et de notre syndicat. C’est pour ça qu’elle tente de multiplier les procédures disciplinaires et pénales pour tenter d’empêcher notre intervention dans les centres, pour essayer d’en finir avec notre syndicalisme qui n’est pas vendu à la direction, mais qui est clairement indépendant du patronat.

Sébastien est convoqué au commissariat sans motif autre que « son mandat syndical », Thomas est traîné au tribunal pour « vol de chèques-cadeaux » (!), et La Poste fait exprès de ne pas expliquer que c’est un usage d’utiliser ces tickets comme une monnaie d’échange. Et maintenant, La Poste tente de rejouer le match du procès de 2018-2019, où à la suite de la grève de quinze mois, nous avions gagné non seulement d’annuler la méridienne, les îlots et la sacoche dans tout le département, mais aussi un jugement en cour d’appel à Versailles établissant sans ambiguïté le droit de Gaël à intervenir dans les centres malgré son licenciement, et ce en vertu de son mandat syndical (Voir QR Code). La Poste n’avait même pas fait appel de ce jugement de janvier 2019… mais comme elle n’arrive pas à se défaire de Gaël et de Sud, et qu’elle a un budget illimité pour payer des avocats et lancer des procès, elle se dit « on a les reins solides, y’a bien un moment où ça va passer » !

 

 

 

 

Article de Blast sur la victoire de 2019 de Gaël au tribunal

Le 10 juin prochain, elle a convoqué Gaël devant le tribunal de Nanterre. Eh bien justement, nous irons accompagner Gaël après avoir vu l’inspection du travail et la préfecture. La Poste ne respecte rien et en plus elle veut se débarrasser de celles et ceux qui s’opposent à elle. Ça tombe bien : tous ces lieux de pouvoir sont dans le même quartier à Nanterre !

En s’attaquant à Gaël, qui s’oppose à tous les mauvais coups de la direction de La Poste des Hauts-de-Seine et au-delà depuis 23 ans, la direction cherche évidemment derrière à affaiblir notre capacité à tous et toutes et à nous défendre et à nous organiser face à toutes ses attaques. Nous proposons de réagir tous et toutes, ensemble, en nous saisissant de la date du 10 juin pour poser toutes nos revendications. Nous le ferons d’ailleurs au même moment que les cheminotes et cheminots qui seront aussi en grève !

Le 10 juin, nous manifesterons et demanderons à être reçus par l’inspection du travail et par la Préfecture, nous leur remettrons une mise en demeure à agir face aux abus de La Poste, puis nous irons soutenir notre collègue Gaël et toutes celles et tous ceux qui refusent l’arbitraire, en nous rassemblant devant le tribunal de Nanterre qui se trouve à proximité.

La Poste doit rendre des comptes ! Elle doit entendre nos revendications ! Elle doit cesser de harceler et discriminer les représentants syndicaux et les collègues !

Pour nous donner à nous tous et toutes de la force, soyons nombreuses et nombreux le 10 juin en grève et dans la rue, en nous faisant entendre de l’inspection, de la préfecture et du tribunal ! Nous n’aurons pas des milliers d’occasions, sachons les saisir. Nous faisons cette proposition d’action et de grève à toutes les organisations syndicales. Nous n’en resterons pas là. Le 20 juin un nouveau RDV est déjà prévu, un samedi avec des élus, des postiers et postières de toute la France pour nous faire entendre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La Poste mise en accusation par l’Inspection du Travail

L’inspection du travail a mis en cause La Poste à 22 reprises depuis la mise en place des CSE, en des termes particulièrement graves.


 

Mise en demeure du 31 octobre 2025 (Antony) :

« déshumanisation de l’activité »

« la direction de l’entreprise justifie la charge de travail par la diminution du trafic courrier et par l’usage d’un logiciel national de calcul des normes et cadences certifié Afnor, affirmant ainsi que la charge de travail serait dûment évaluée ; […] toutefois cette argumentation échoue à rendre compte de la réalité du travail, la diminution du volume de courrier déclarée ne pouvant être assimilée mécaniquement à une diminution de la charge de travail, et les outils logiciels faisant usage des

« normes et cadences » citées apparaissant comme des outils de pilotage de la productivité, et non d’évaluation de la charge de travail […].

L’usage de moyennes, de tables de temps prédéterminées, de codifications mécaniques des gestes et cadences standardisées, sans prise en compte de la fatigue, de l’âge, de pathologies ou de la variabilité humaine, sont des éléments traduisant une déshumanisation de l’activité ; exposant ainsi les salariés à des risques psychosociaux et physiques, en violation des obligations d’évaluation, et de prévention de la santé et de la sécurité s’imposant à l’employeur, prévues aux articles L.4121-1 et suivants du Code du travail. »

 

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Le constat est accablant. Il rejoint celui effectué par Envoyé Spécial. Pour supprimer des postes et faire toujours plus de profits, La Poste est prête à tout, mêmes aux pires méthodes. Il est urgent de la stopper !

 

 

 

 

 

 

 

« La Poste sous tension », reportage d’Envoyé Spécial

 

 

 

 

Observations du 14 avril 2026 (Morangis) :

« des symptômes d’anxiété sévère liés à l’incertitude et aux

L’inspection parle d’« une dégradation des conditions de travail et d’un climat social particulièrement dégradé, caractérisant une situation de risques psychosociaux (RPS) préoccupante […] il m’est rapporté :

  • Une souffrance psychique caractérisée : plusieurs agents présenteraient des symptômes d’anxiété sévère liés à l’incertitude et aux méthodes de
  • Une absence de prise en compte du facteur humain : le démantèlement de tournées

personnelle critique de l’agent titulaire constitue un manquement à votre devoir de prévention.

  • Des pressions sur l’encadrement : Les signalements concernant des pressions exercées
22.. PPRRÉÉFFEECCTTUURREE

DDEE NNAANNTTEERRRREE

11.. IINNSSPPEECCTTIIOONN                                        33.TTRRIIBBUUNNAALL

DDUTTRRAAVVAAIILL                                            DDEE NNAANNTTEERRRREE

au grade) sont des méthodes managériales incompatibles avec la prévention de la santé au

 

Mise en demeure du 2 mars 2026 :

La Poste mise en cause face à l’irréparable

« 1- Le suicide de XXX, facteur de la PDC de YYY, survenue le 28/04/2025 en pleine réorganisation du site, un jour et à une heure où il était censé se rendre au travail, alors qu’il avait récemment appris que sa tournée était à nouveau supprimée ;

  • Le lieu symbolique choisi par XXX : ZZZ, site important de La Poste, abritant notamment la médecine du travail en charge de la PDC de YYY ;
  • La lettre d’adieu de XXX et les déclarations de sa famille, mentionnant un lien entre son suicide et son travail ;
  • Les déclarations des agents de la PDC de YYY entendus pendant l’enquête, concernant les impacts des réorganisations sur leur santé mentale, faisant état de stress, de découragement, de lassitude, d’impuissance, de sentiment d’injustice, mettant en évidence l’existence de plusieurs facteurs de risques psycho-sociaux et notamment : intensité du travail, autonomie limitée, conflits de valeur et insécurité face à l’avenir ;
  • L’insuffisance de transparence de la direction de La Poste et la non prise en compte des alertes de certains élus du CSE suite au décès de XXX ;
  • L’insuffisance des mesures mises en place par la direction de La Poste suite au décès de »

Tâches supplémentaires non-payées, salaires de merde : marre !

La direction enchaîne les réorganisations. N’oublions pas qu’un emploi supprimé représente 50000 euros en plus par an dans les poches de l’entreprise. Mais La Poste ne se contente plus des réorgs, elle passe à la vitesse supérieure. Tout d’abord, avec les «

renforts », la « mutualisation » et les « équipes autonomes » : chaque fois que quelqu’un est absent, ou chaque fois que La Poste décrète que le trafic baisse, on se tape un bout de tournée en plus ! Nous refusons de considérer que c’est normal !

Et désormais, avec les IP et Logissimo, ce sont des tâches supplémentaires, qui rapportent beaucoup d’argent à la boîte… mais pour nous c’est zéro euro, alors que nos salaires sont particulièrement faibles. Augmenter de 0,7 % nos salaires par an, c’est du foutage de gueule quand les profits chaque année sont entre 1 et 2 milliards d’euros. Et en plus, les chefs nous imposent de prendre nos congés presque un an à l’avance ! Les congés ce n’est pas à eux de nous les imposer, c’est à nous de les choisir !


On veut du respect, on veut des salaires décents ! Stop aux méthodes brutales de la direction !

 


L’

an dernier, Sud Poste 92 avait révélé des documents internes appelés : « carte des partenaires » établissant une classification discriminatoire des agents en fonction de leur opinion sur les réorganisations et préconisant l’emploi de la « contrainte », c’est à-dire de moyens violents à l’encontre des postiers catégorisés comme « opposants » ou « irréconcilliants » vis-à-vis des suppressions d’emplois (Voir QR Code). Un an plus tard, et bien que la presse ait fait écho de ces pratiques dégueulasses, aucune

sanction n’a été prise.

 

 

 

 

Carte des partenaires

 

 

Depuis, d’autres méthodes scandaleuses ont été découvertes. Des pressions ont été mises y compris par écrit pour faire en sorte qu’un médecin de prévention déclare comme inapte une salariée en reclassement pour raisons médicales, afin de la licencier plus facilement. Pousser à falsifier des avis médicaux est grave, qui plus est dans l’objectif de licencier une collègue ayant un problème de santé. Depuis 2025 26 licenciements ont été prononcés pour des raisons d’inaptitude en Île-de-France.

La Poste renforce aussi la surveillance des agents,

par le biais d’applications-espions installées sur les smartphones, dont Cooper et Anteo : des applis qui sont en capacité de transmettre en direct nos moindres déplacements et actions, et même de déclencher des écoutes. Hallucinant !

Nous regrettons d’ailleurs que tous les représentants syndicaux, mis à part ceux de Sud et de la CGT, aient empêché de faire condamner La Poste sur l’usage illégal de Facteo. Le rôle des syndicats n’est pas de couvrir la direction lorsqu’elle est dans l’illégalité. Là encore nous n’allons pas en rester là.

Comme nous le disions depuis des années, Facteo est bien un cheval de Troie, une manière de préparer le terrain au projet « Mes horaires » qui revient à moduler nos heures de prises et de fin de service en fonction du trafic. Cela revient à mettre fin à la fois aux heures supplémentaires et au fini-parti.

La pression managériale s’accentue, conduisant à de plus en plus de sanctions et à une perte de sens de notre propre travail pour des collègues de plus en plus nombreux.

Croire qu’il sera possible d’échapper à tous ces problèmes par des moyens individuels est illusoire : pour s’en sortir il faut se regrouper et lutter toutes et tous ensemble ! D’autant plus que La Poste cogne très fort contre nos conditions de travail.

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a Poste est un géant aux pieds d’argile, elle flippe de ceux et celles qui sont capables de la mettre en difficulté

C’est aux travailleurs et travailleuses de La Poste de décider qui les représente ! Huit ans après, Gaël doit pouvoir continuer à circuler librement dans les centres !

La Poste n’arrive pas à supprimer la volonté de résistance des collègues et de notre syndicat. C’est pour ça qu’elle tente de multiplier les procédures disciplinaires et pénales pour tenter d’empêcher notre intervention dans les centres, pour essayer d’en finir avec notre syndicalisme qui n’est pas vendu à la direction, mais qui est clairement indépendant du patronat.

Sébastien est convoqué au commissariat sans motif autre que « son mandat syndical », Thomas est traîné au tribunal pour « vol de chèques-cadeaux » (!), et La Poste fait exprès de ne pas expliquer que c’est un usage d’utiliser ces tickets comme une monnaie d’échange. Et maintenant, La Poste tente de rejouer le match du procès de 2018-2019, où à la suite de la grève de quinze mois, nous avions gagné non seulement d’annuler la méridienne, les îlots et la sacoche dans tout le département, mais aussi un jugement en cour d’appel à Versailles établissant sans ambiguïté le droit de Gaël à intervenir dans les centres malgré son licenciement, et ce en vertu de son mandat syndical (Voir QR Code). La Poste n’avait même pas fait appel de ce jugement de janvier 2019… mais comme elle n’arrive pas à se défaire de Gaël et de Sud, et qu’elle a un budget illimité pour payer des avocats et lancer des procès, elle se dit « on a les reins solides, y’a bien un A va passer » !

 

 

 

 

Article de Blast sur la victoire de 2019 de Gaël au tribunal

Le 10 juin prochain, elle a convoqué Gaël devant le tribunal de Nanterre. Eh bien justement, nous irons accompagner Gaël après avoir vu l’inspection du travail et la préfecture. La Poste ne respecte rien et en plus elle veut se débarrasser de celles et ceux qui s’opposent à elle. Ça tombe bien : tous ces lieux de pouvoir sont dans le même quartier à Nanterre !

En s’attaquant à Gaël, qui s’oppose à tous les mauvais coups de la direction de La Poste des Hauts-de-Seine et au-delà depuis 23 ans, la direction cherche évidemment derrière à affaiblir notre capacité à tous et toutes et à nous défendre et à nous organiser face à toutes ses attaques. Nous proposons de réagir tous et toutes, ensemble, en nous saisissant de la date du 10 juin pour poser toutes nos revendications. Nous le ferons d’ailleurs au même moment que les cheminotes et cheminots qui seront aussi en grève !

Le 10 juin, nous manifesterons et demanderons à être reçus par l’inspection du travail et par la Préfecture, nous leur remettrons une mise en demeure à agir face aux abus de La Poste, puis nous irons soutenir notre collègue Gaël et toutes celles et tous ceux qui refusent l’arbitraire, en nous rassemblant devant le tribunal de Nanterre qui se trouve à proximité.

La Poste doit rendre des comptes ! Elle doit entendre nos revendications ! Elle doit cesser de harceler et discriminer les représentants syndicaux et les collègues !

Pour nous donner à nous tous et toutes de la force, soyons nombreuses et nombreux le 10 juin en grève et dans la rue, en nous faisant entendre de l’inspection, de la préfecture et du tribunal ! Nous n’aurons pas des milliers d’occasions, sachons les saisir. Nous faisons cette proposition d’action et de grève à toutes les organisations syndicales. Nous n’en resterons pas là. Le 20 juin un nouveau RDV est déjà prévu, un samedi avec des élus, des postiers et postières de toute la France pour nous faire entendre.