Nouvelle-Calédonie : les urnes ne referment pas la crise. Nouvelle valise diplomatique
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Nouvelle-Calédonie : les urnes ne referment pas la crise
Les élections provinciales du 28 juin n’ont pas mis un terme à la crise calédonienne. Elles n’ont fait disparaître ni les désaccords sur son avenir politique, ni les fractures apparues au grand jour lors des violences de 2024. Plus de trente-cinq ans après les accords de Matignon, la promesse d’un « destin commun » demeure suspendue à l’issue du processus initié en 1988.
On s’en souvient, en 2024, le projet de dégel du corps électoral avait joué un rôle de détonateur : pour les indépendantistes, il revenait à entériner les effets d’une colonisation de peuplement qui a progressivement fait du peuple kanak une minorité sur sa propre terre.
Mais ces tensions ne portaient pas seulement sur les scrutins à venir et leur mode d’organisation. Elles trouvaient aussi leur origine dans des inégalités sociales : accès à l’emploi, au logement, à l’école, répartition des richesses. Le « rééquilibrage » engagé après les accords de Matignon a profondément transformé l’archipel, sans effacer ces écarts. Longtemps présenté comme la condition d’une souveraineté économiquement viable, le marché du nickel traverse aujourd’hui une crise profonde qui fragilise l’un des piliers du projet indépendantiste.
Au terme du récent scrutin, les loyalistes restent dominants dans la province Sud, les indépendantistes conservent leurs positions dans le Nord et les îles Loyauté. Les élections provinciales du 28 juin n’ont vraiment pas mis un terme à la crise. Et la Nouvelle-Calédonie semble même toujours plus s’enfoncer dans l’impasse.
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