| La rentrée sociale s’annonce chargée et c’est tant mieux. Après un été marqué par les épisodes caniculaires, dont les conséquences vont se faire sentir y compris sur notre alimentation, et la perspective d’un budget 2027 qui fait payer toujours davantage le monde du travail, les raisons de se mobiliser ne manquent pas. |
| Dès le 8 septembre, les salarié-es des librairies sont appelés à la grève à l’occasion d’une réunion de la commission paritaire qui doit notamment aborder la question des salaires. Le 15 septembre, ce sont quatre fédérations syndicales d’EDF qui appellent à cesser le travail, notamment pour défendre le tarif agent en matière d’électricité. Et, à partir du 21 septembre, la CGT Spectacle appelle à une mobilisation croissante contre les coupes budgétaires qui frappent de plein fouet ce secteur. |
| L’urgence climatique sera elle aussi dans la rue : des mobilisations sont annoncées le 15 septembre puis des marches pour le climat le samedi 26. Après un nouvel été torride, comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? Crise sociale et écologique ont une même caractéristique : celles et ceux qui en subissent le plus durement les conséquences ne sont pas celles et ceux qui en sont les principaux responsables. |
| Libraires, électriciens-nes, professionnel-les du spectacle, cheminot-es, travailleurs-euses sociaux mais également fonctionnaires… Chacune de ces mobilisations part de revendications propres et légitimes mais toutes se heurtent aux mêmes choix politiques : restrictions budgétaires, stagnation des salaires, dégradation des services publics et des conditions de travail et remise en cause de notre protection sociale. |
| Notre problème n’est donc pas le manque de colère, il est sa dispersion : faire grève chacun-e son tour dans son entreprise ou dans sa branche peut certes permettre d’obtenir des avancées mais face à une politique générale qui organise l’austérité pour le plus grand nombre et hypothèque notre avenir et celui des générations futures, nous avons aussi besoin d’une réponse générale. |
| C’est tout l’enjeu de cette rentrée : aussi, le 29 septembre doit devenir notre rendez-vous commun, cette date à laquelle une large intersyndicale a déjà prévu une journée de mobilisation dans la fonction publique ne doit pas rester celle d’un seul secteur, faisons-en une journée interprofessionnelle ! |
| Un élément supplémentaire peut contribuer à changer la donne : la mobilisation des pompiers. Leur volonté d’occuper la place de la République à partir du 26 septembre prochain, avant leur manifestation nationale du 29, peut constituer un puissant point de ralliement. Dix ans après Nuit Debout, la symbolique n’est pas anodine mais les symboles ne suffisent pas : encore faut-il que les forces syndicales, associatives, écologistes et les collectifs en lutte décident de se retrouver. |
| Une journée où les revendications particulières ne disparaissent pas mais se renforcent mutuellement, Où salarié-ees du privé et du public, précaires, privé-es d’emploi, retraité-es, jeunes, associations et mouvements écologistes puissent se retrouver dans la rue autour d’exigences communes : augmenter les salaires, défendre les services publics et la protection sociale, améliorer les conditions de travail au travers y compris de l’instauration de températures maximales dans la légistation du travail et engager enfin une véritable transition écologique et sociale. |
| C’est maintenant que les choses se jouent, pas l’an prochain : nous ne pouvons pas davantage considérer que les échéances électorales de 2027 régleront à elles seules ce que le rapport de force social n’aurait pas permis d’obtenir. En effet, les conquêtes sociales n’ont jamais attendu gentiment le calendrier électoral pour être imposées comme les congès payés il y a maintenant 90 ans avec le Front Populaire et les grèves et occupations de l’été 1936. |
| Alors faisons circuler les appels, discutons dans les entreprises et les services, organisons des assemblées générales, construisons des grèves et allons à la rencontre des autres secteurs mobilisés pour que le 29 septembre prochain soit le réceptacle où toutes ces colères, toutes ces revendications et surtout toutes ces espérances se rencontrent. |
| FD SUD Commerce & Services, le 25 août 2026. |
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