Elections présidentielles en vue : méditons, réfléchissons !

Errare humanum est. L’erreur est humaine, c’est même grâce à elle qu’on se construit. Mais lorsqu’on répète la même erreur encore et encore, c’est le signe d’un consentement à notre propre asservissement.
Quand on voit le degré d’amnésie d’un certain nombre de gens de gauche, ça vérifie clairement cette théorie, et ça laisse pantois…
Mélenchon est crédité d’environ 15 à 20 % d’intention de vote aujourd’hui. Glucksmann : 10 %. Tondelier : 3. Roussel : 2,5. Ruffin : autour de 3 % lorsqu’il est testé. Et derrière : Cazeneuve, Autain, Faure, Guedj, Maurel, Royal, Bouamrane, Batho… et j’en oublie. Quand l’une de ces personnes prétend pouvoir gagner aux présidentielles, elle ment, clairement. Et dans le même temps, elle divise les votes à gauche, clairement aussi.
Avez-vous déjà oublié 2022 ? Mélenchon faisait 7 712 520 voix au premier tour : 21,95 %. Le Pen : 8 133 828 voix, 23,15 %.
421 308 voix d’écart ! Seulement 1,20 point !
Il est où le barrage républicain aujourd’hui ?
Au même moment, Jadot recueillait 1,63 million de voix, Roussel 802 000 et Hidalgo 616 000 ! Largement de quoi battre Le Pen déjà à l’époque !
Évidemment que tous leurs électeurs n’auraient pas voté Mélenchon. Mais il aurait suffi que moins de 15 % de ces trois électorats se reportent sur lui pour combler l’écart avec Marine Le Pen ! Un enfant de 12 ans comprendrait ça ! En 2022, la qualification pour le second tour s’est jouée à 421 308 voix… Résultats 10 ans de Macron, et Le Pen aux portes du pouvoir.
Et aujourd’hui ? On recommence ?
Non seulement on sait exactement ce qui va se passer si on recommence, mais en plus aujourd’hui, un élément à changé.
À six mois de la présidentielle de 2022, Mélenchon n’était encore crédité que d’environ 7 à 9 %. Il terminait à 21,95 %. Aujourd’hui, à six mois de 2027, il se situe déjà autour de 15 à 20 %, et davantage dans certaines enquêtes et configurations. La comparaison est saisissante : il part environ deux fois plus haut qu’au même moment avant 2022 et se trouve déjà relativement proche du score qu’il n’avait atteint, la dernière fois, qu’au soir du premier tour !
Si Rousseau, Tondelier, ou Glucksmann en étaient là, je les soutiendrais ! Mais aujourd’hui, il n’y a pas d’alternative ! C’est ça ou les fachos. Et aujourd’hui tout le monde sait que la droite est facho aussi. Penser à Retailleau, pensez à Darmanin, penser à Wauquiez, pensez à Macron.
Évidemment personne ne peut garantir que la même progression se reproduira. Mais difficile de nier que le point de départ est considérablement plus favorable. Vous voulez vraiment prendre ce risque ?
Glucksman, Tondelier, Ruffin…On peut préférer l’un ou l’autre. On peut aimer Mélenchon ou le détester. On peut avoir avec lui des désaccords profonds. Ce n’est plus la question.
La question est stratégique.
Une présidentielle n’est pas destinée à mesurer le poids de chaque chapelle de gauche. Au soir du premier tour, il n’en restera que deux.
Si l’extrême droite finit par accéder au pouvoir après une nouvelle élimination d’une gauche dispersée, personne ne pourra prétendre que le danger était imprévisible. Ce sera votre faute, point barre.
En 2022, nous avons vu ce que coûtait la division.
421 308 voix.
Nous avons eu l’avertissement.
La question est désormais très simple : allons-nous vraiment commettre deux fois la même erreur ? Vous connaissez la réponse ! Refusez les arguties des traîtres qui se présentent aux présidentielles et prennent le risque de nous faire perdre ce combat encore une fois, pour flatter leur petit ego ridicule. Les soutenir aveuglément, c’est partager leur irresponsabilité.
Comprenez que dans mes propos, il n’y a aucune menace, aucune haine, aucune rancoeur. Je comprends parfaitement que l’on puisse être écolo, communiste, voire même socialiste, ne serait-ce que du point de vue historique et idéologique. Tout c’est parti ont une histoire légitime et digne de respect.
Ce que je raconte dans ce texte, c’est juste la logique implacable d’un système qui se referme sur nous, élection après élection. Et aujourd’hui nous pouvons en sortir !
Pour que notre pays passe enfin à gauche, Mélenchon président ! Il n’y a pas d’alternative.
À moins que vous ne préfériez comme cette jeune fille, continuer de vous faire étrangler par un gouvernement violent, impitoyable, et méprisant.
Cyrille