Juan Branco
@anatolium
Il aurait suffit que la coordination rurale envoie ses tracteurs pour que l’Élysée tombe et que le concert de pleurs se transforme en grande renaissance nationale.
Il ne faut pas reprocher au lumpen et à la jeunesse d’avoir été là, mais aux commerçants, artisans, agriculteurs et libéraux de ne pas avoir compris que la jeunesse et le lumpen leur offraient l’opportunité de mettre à bas un pouvoir d’extrême centre et de sortir à temps de l’étau électoral qui ne fera qu’aggraver l’existant.
Cette faiblesse politique, doublée de l’inexistence d’organisation révolutionnaires durables et disciplinées, a engendré un chaos improductif et joyeux que toutes les forces réactionnaires – et non conservatrices – cherchent à récupérer.
À grands renforts d’indignation pour des magasins d’oligarques et des vitres assurées.
Les médias sont évidemment à la manœuvre, payés pour faire ce qu’ils font, faisant ce pour quoi ils sont payés.
Mais s’ils maintiennent ainsi l’ordre, ils savent que chaque vague sera toujours plus violente.
Car la France a besoin d’une refondation, de l’intégration de ses populations en un nouveau moule et de la naissance de nouvelles institutions.
Aucun des partis politiques en place n’est en mesure de la proposer.
Or elle en a besoin urgemment.