Aux connaissances qui rêvent du grand soir sur le dos de bien plus jeunes, qui, dans la générosité et sans autre calcul aspirent à un peu plus d’insouciance.
Qui aurait pu prédire la colère généreuse d’une jeunesse provoquée par des héritiers ne cultivant que l’argent de l’argent ?
Pas un seul des 8 ministres de l’Éducation Nationale ayant sévi sous les 2 présidences d’Emmanuel Macron.
Et surtout pas Jean-Michel Blanquer qui aura tenu 5 ans pour imposer son usine à gaz de Parcours Sup.
Des collégiens, des lycéens et des étudiants précarisés obligés d’expliquer à la nation que la fête est finie
face à la montée des périls. De tous les périls.
A commencer par l'accélération d'un bouleversement climatique, lourd de famines, de guerres et de
migrations. Et que pressentent avec plus d'acuité que tous, les enfants nés de ce siècle.
Le silence, les complicités et pour finir l’échangisme entre le PS et le RPR ou ses rejetons auront supprimé la
Liberté et l’Egalité au sein des écoles, collèges, lycées et facultés à coup de délégations de responsabilités sur
les communes, les départements, les régions et sur ce qui reste d’Etat.
Ne reste plus à la jeunesse que le ressort de la Solidarité qu’on appelait autrefois Fraternité. Pour l’étouffer
le Pdt Macron a, dès son 1 er mandat, méthodiquement diabolisé la plus infime tentative de contestation.
Pour effrayer, il a surarmé « ses » forces de l’ordre en les dotant – exception européenne – d’armes de
guerre, avec toute la violence qu’induit chez leurs possesseurs testostéronés de tels jouets mortels.
A l’international, la réalité des violences policières est incontestable.
Sarkozy avait réuni, en 2009, gendarmerie et police sous le commandement opérationnel du Ministre de
l’Intérieur. Du sur mesure pour Laurent Marie Joseph Nuñez-Belda qui travaille d’arrache-pied à être
ministre de l’intérieur depuis 2012 en cumulant les postes liés à la sécurité intérieure. Il est d'une famille de
pieds-noirs d'origine espagnole ayant quitté l'Andalousie à la fin du XIX e siècle pour s'installer dans la région
d'Oran, en Algérie française. En 1962, deux ans avant sa naissance, ses parents sont rapatriés en France
métropolitaine.
Laurent Nuñez-Belda comme secrétaire d’Etat sera l’âme damnée de Christophe Castaner, par tous les
moyens à sa disposition il anéantira la révolte des Gilets Jaunes. Reconnaissance éternelle du couple Macron ?
Faut-il craindre que l’apothéose de cette violence, en prenant pour cible la jeunesse, ne finisse en dictature
qu’assumeraient sans trop de regrets l'actuel Président et son ministre de l’Intérieur ? Oui.
A-t-on une chance de désarmer les forces de l’ordre de ce Président face à une jeunesse dont il ne perçoit ni le désespoir ni les espoirs ? Peut-être.
Quelles priorités, ici au-delà et maintenant ?
Associer celles et ceux qui partagent un territoire, aux choix aux décisions et à leurs suivis
Un habitat, des lieux de vie viables pour tous avant de donner satisfaction aux appétits touristiques
Une eau douce ni polluée ni accaparée par les plus gourmands
Une nourriture produite sainement et consommable surtout dans la proximité
Un stockage minimum pour un peu de sécurité alimentaire
Une éducation digne de ce nom pour tous et de tous âges, notamment à la survie dans la solidarité
L’équité fiscale face aux déplacement contraints pour l’éducation, la santé, le travail
Des soins de base réellement accessibles à toutes et tous
Des gardiennes et gardiennes et gardiens de la paix, moins de forces de l’ordre masculinistes et mieux éduquées
jean4mau@gmail.com Dingoville le 8 10 2016