Il s’agissait du fils d’un officier du GIGN. Reconnu COUPABLE de VOL et de PARTICIPATION À UN GROUPEMENT EN VUE DE COMMETTRE DES DÉGRADATIONS, il n’ira pas en prison et est ressorti libre du tribunal, après avoir été condamné à 6 mois de prison avec sursis.
Le SEUL INTERPELLÉ dans cette affaire de dégradations de la résidence préfectorale de la Gironde, l’un des symboles de la République pris pour cible le 17 octobre, bénéficie d’un portrait étonnamment bienveillant dans les colonnes du journal Le Point.
Le média évoque « l’étonnant profil » d’un étudiant « poli », fils d’un officier du GIGN, qui « ne correspond pas vraiment au profil du casseur ».
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Le journaliste insiste sur son calme, sa courtoisie, ses bonnes manières, son parcours universitaire et son ambition de travailler à l’ONU. Il s’interroge même sur l’origine de sa politesse, évoquant son milieu social et la profession de son père :
« D’où viennent ce respect et cette onctuosité qui pourrait paraître un peu désuète. Peut-être de son milieu social car l’intéressé est le fils d’un officier du GIGN. »
Le journal souligne également que, pour se rendre à la manifestation, il « s’est vêtu… tout de blanc. Oui de blanc et non pas de noir comme les black blocs ».
Et précise : « Dans ses poches même pas de sérum physiologique ! Il a seulement pris soin de prendre son téléphone portable et une caméra professionnelle. »
Une manière de présenter ce jeune homme qui interroge, alors que d’autres prévenus ont été condamnés à des peines de prison ferme pour des faits de vol lors des violences du 17 octobre, sans être reconnus coupables de participation à un groupement en vue de commettre des dégradations.
Il ne s’agit pas de dire que ce jeune homme méritait d’aller en prison, mais de s’interroger sur les différences de traitement, aussi bien dans la manière dont les prévenus sont présentés dans les médias que dans les peines prononcées par la justice pour des faits comparables.