Une victoire historique arrachée par la mobilisation féministe et enfantiste
Pour la première fois, une proposition de loi d’une telle ampleur, construite à partir de l’expertise de terrain de plus de 200 associations féministes, enfantistes et de défense des droits humains et syndicats, franchit une étape décisive de son parcours législatif.
Cette avancée est le fruit d’un travail collectif inédit. Pendant près de deux ans, les associations de la Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale ont uni leurs forces, leurs expertises et leurs combats pour porter une ambition commune : transformer en profondeur la réponse de la société aux violences masculines faites aux femmes et aux enfants.
Ce travail considérable a permis de dépasser les réponses fragmentaires et essentiellement répressives pour construire une approche véritablement intégrale, articulant prévention, éducation, repérage, protection, accompagnement des victimes et accès à la justice.
Plus de 50 organisations ont assisté aux séances publiques et mené un travail de plaidoyer actif auprès des parlementaires, contribuant à préserver et renforcer des dispositions essentielles du texte.
Osez le Féminisme tient à saluer l’engagement exceptionnel de toutes les associations mobilisées, des militantes, des survivantes et des victimes qui ont porté leurs revendications, ainsi que des parlementaires qui ont défendu cette ambition de manière transpartisane contre les résistances et les tentatives d’affaiblissement du texte.
Cette loi n’est pas un cadeau du pouvoir politique. Elle est le résultat d’un rapport de force construit et remporté par le mouvement féministe et enfantiste.
Parmi les avancées majeures figurent notamment la création de juridictions spécialisées dans les violences sexuelles, le renforcement des actes d’enquête, la reconnaissance de l’inceste comme infraction autonome et de nouvelles dispositions pour lutter contre les cyberviolences.
Ces avancées démontrent qu’une transformation profonde du droit est possible lorsque les pouvoirs publics acceptent enfin de prendre au sérieux les revendications portées de longue date par les associations et les victimes.