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Après la marée humaine du 6 octobre, le gouvernement doit répondre sans délai aux
revendications des jeunes !
Plus de 450 000 manifestantes et manifestants ont défilé partout en France aujourd’hui dans une
ambiance sereine et déterminée. Un démenti cinglant au gouvernement qui faisait mine de confondre
une mobilisation de jeunesse avec des violences urbaines ou des « proxys d’ultra gauche » ! La CGT salue
la mobilisation de la jeunesse lycéenne et étudiante qui fait entendre massivement une exigence
légitime : pouvoir étudier dans des conditions dignes en disposant d’un véritable service public de
l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.
La CGT souligne le caractère pacifique des mobilisations de la journée. La forte présence de militant.es
syndicaux, et notamment des gilets rouges de la CGT, et de parents d’élèves, a permis de protéger les
jeunes et de garantir leur droit à manifester.
Comme elle l’a fait depuis le début du mouvement, la CGT continuera de prendre ses responsabilités
pour soutenir les jeunes mobilisés et les protéger des violences et de la répression policière. Elle va
continuer d’ouvrir ses locaux syndicaux et les Bourses du Travail, pour permettre aux jeunes de pouvoir
se réunir et décider des suites à donner au mouvement.
Au soir de cette mobilisation, la CGT appelle le gouvernement à répondre immédiatement aux
revendications exprimées : des moyens pour l’Éducation nationale, des personnels d’Etat et
territoriaux en nombre, des classes moins chargées, des salaires augmentés, des établissements
dignes et un investissement public massif qui passe notamment par une augmentation du budget
des collectivités territoriales. Toutes ces mesures nécessitent de revoir de fond en comble le projet
de budget et de procéder à des augmentations budgétaires massives pour l’éducation.
La CGT dénonce avec la plus grande fermeté les violences commises à l’encontre de manifestant·es,
majoritairement mineur·es. L’usage d’armes telles que les grenades de désencerclement et les LBD,
et de techniques de maintien de l’ordre susceptibles de provoquer des blessures graves doivent être
interdits dans le cadre de mobilisations sociales. Les faits rapportés ces derniers jours (coups,
étranglements, gaz lacrymogènes, heurts avec des véhicules, tirs de LBD et blessures graves…) doivent
faire l’objet d’enquêtes indépendantes et impartiales et de sanctions le cas échéant.
La CGT appelle ses forces militantes à rester aux côtés de la jeunesse et à organiser
des Assemblées Générales sur les lieux de travail pour exprimer les revendications et multiplier les
mobilisations notamment sur les salaires.
Jeudi 8 octobre, nous serons de nouveau mobilisés avec les lycéen.ne.s et les étudiant.e.s. Ce même
jour, de nouveaux secteurs professionnels seront en action avec la petite enfance et les salarié.e.s
du groupe Total. De nouvelles étapes de mobilisation sont d’ores et déjà prévues notamment le 14
octobre contre le gel des pensions. La CGT continuera à être aux côtés des jeunes et à multiplier les
mobilisations d’ici à la grande journée interprofessionnelle unitaire de grève et de manifestations du
5 novembre.
À la jeunesse qui revendique un avenir, le gouvernement doit répondre par des droits et des moyens,
pas par la répression !
A Montreuil, le 6 octobre 2026