Hier, pour produire la vidéo de 12 minutes proposée en lien, plusieurs journalistes de Blast ont été directement impactés.
Ça a commencé le matin à la sortie d’un RER où Clara s’est faite saisir son matériel de protection par un flic sans RIO, en toute illégalité. Puis José s’est pris une balle de LBD dans le pied, Thibault dans le genou. Une grenade à atterri dans le ventre de Mathias alors qu’il rentrait en vélo vers Magenta. Vélo détruit et morceau de ferraille dans le bide, hémorragie, pansement et ITT. Aux urgences, ça empestait le lacrymogène et les médecins n’arrivaient plus suivre la cadence des lycéens blessés. A notre petit niveau, à blast, on ne va pas se plaindre. Personne n’a perdu un œil.
Mais un manifestant est mort vers Château d’eau.
Arrêt cardio respiratoire, dit-on. Rien à voir avec la police, dit-on aussi sur les chaînes d’infos qui ont pleinement répondu aux demandes gouvernementales : accabler LFI, insister sur les vols et les violences des casseurs.
Oublier que le premier responsable de ce bordel s’appelle Emmanuel Macron. Avec un sens très pervers de la provocation, il est allé danser sur nos douleurs avec sa femme chez Celine Dion. En envoyant Nunez et Darmanin, ses kapos, au casse pipe ce matin. La violence est sans conscience et sans projet. Elle est le dernier recours. Tout cela ne peut que mal finir. Ils essaient de tuer ce mouvement. Aussi surement qu’ils ont tué le mouvement des gilets jaunes. Sauf qu’il s’est passé cinq ans pendant lesquels tout est pire. La colère a grandi et s’est accumulé au rythme de leurs mensonges. S’ils veulent s’en sortir il faut une réponse politique. Aucun signal dans ce sens. Macron joue la matraque et Céline Dion. A ce niveau d’inconscience et d’aveuglement maladif, il ne lui restera bientôt plus que la fuite à Varennes.
Denis Robert (Blast)