A Paris, des milliers de personnes manifestent pour les Iraniens

TOPSHOT - A protester wearing face-paint depicting France's iconic "Marianne" leading an uprising, attends a demonstration in support of Kurdish woman Mahsa Amini during a protest on October 2, 2022 on Place de la Republique in Paris, following her death in Iran. Amini died in custody on September 16, 2022, three days after her arrest by the notorious morality police in Tehran for allegedly breaching the Islamic republic's strict dress code for women. (Photo by Stefano RELLANDINI / AFP)

« Femmes, vie, liberté ! », le code des manifestations en Iran, a largement été scandé.

Le Monde avec AFP

Publié hier à 21h03 

Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris dimanche 2 octobre pour condamner la répression en Iran des manifestations déclenchées par la mort de la jeune Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs.

Comme leurs semblables à Los Angeles et Toronto, elles aussi haut-lieu de la diaspora iranienne, les militants ont défilé de la Place de la République à la Place de la Nation, parcours traditionnel des grands mouvements parisiens.

Dans plusieurs villes du monde, comme ici à Paris, les manifestants se sont rassemblés pour dénoncer la mort de l’Iranienne Mahsa Amini, arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour « accoutrement inapproprié » par la police des moeurs. 

Les manifestants ont scandé les slogans « Rejoignez la première révolution féministe ! » et « Mahsa Amini, ton nom a fait trembler la tyrannie des ayatollahs », malgré quelques intenses averses. « Mort à la République islamique »« Mort au dictateur » et « Femme. Vie. Liberté », le code des manifestations en Iran, ont aussi été entendus.

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Au moins 92 personnes ont été tuées en Iran par la répression des manifestations qui ont éclaté il y a deux semaines après la mort de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs, selon l’ONG Iran Human Rights (IHR).

Les manifestations antigouvernementales se poursuivent

Le président Ebrahim Raïssi a de nouveau accusé les « ennemis » de l’Iran de « conspirer » contre son pays, estimant que leurs tentatives avaient « échoué » alors que les manifestations antigouvernementales, les plus importantes depuis 2019, se poursuivent. Le mouvement de contestation a été déclenché par le décès le 16 septembre de la jeune Kurde iranienne de 22 ans, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire du pays qui oblige notamment les femmes à porter le voile.

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Des personnalités de gauche dont le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, la députée écologiste Sandrine Rousseau et l’eurodéputée LFI (gauche radicale) Manon Aubry ont pris la parole, couverte par des sifflets de la part d’une diaspora iranienne connue pour sa diversité politique.

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Le Monde avec AFP

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