Rafle du 17 Octobre 1961, ni oubli ni pardon !

🇩🇿 Rafle du 17 Octobre 1961, ni oubli ni pardon !
Devoir de mémoire annuel d’un carnage passé sous silence, toujours absent des programmes d’Histoire. Comme chaque année, nous rendons hommage aux victimes de ce drame.
Cette nuit-là, une manifestation pour l’indépendance de l’Algérie est réprimée dans le sang. Un couvre-feu est imposé aux maghrébins qui décident de s’organiser et de manifester pacifiquement.
La mobilisation vire au pogrom : la police ouvre le feu, des centaines de manifestants sont tués par balles et/ou jetés dans la Seine.
12 000 personnes sont raflées, transportées de force dans les commissariats où elles seront torturées, et pour certaines d’entre elles fusillées.
Des bus de la RATP sont réquisitionnés et on ouvre des camps d’internement provisoires.
On estime que plus de 200 personnes ont été tuées et plusieurs milliers torturées.
Les ordres sont donnés directement par le préfet de Paris Maurice Papon, ancien collaborateur responsable de la rafle du Vel d’Hiv gracié et réhabilité par le général De Gaulle.
Plusieurs facteurs compliquent la possibilité de dresser un vrai bilan : des corps ont disparu, certains sont morts à l’hôpital des semaines plus tard.
Le lendemain du carnage, les journaux annoncent deux à trois morts.
L’État français nié totalement la réalité de ce massacre pendant plusieurs dizaines d’années, en minimisant les chiffres, la gravité des faits et sa propre responsabilité.
Pourtant durant cette période, la torture et les exécutions sommaires ont fait partie intégrante du comportement de la police française à l’égard des algériens.
Aujourd’hui encore, l’investissement des institutions publiques concernant les commémorations et la reconnaissance de ce drame paraissent dérisoires face à l’ampleur de ce drame qui a pourtant marqué l’histoire de la Cinquième République. Cet événement n’est pas reconnu en tant que crime d’état raciste.
Nos pensées accompagnent les victimes, leurs proches, leurs enfants et petits enfants.
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