De quoi la « responsabilisation » des malades est-elle le nom ?

 + Les 4 leçons bourgeoises de l’affaire Oudéa-Castéra

Nelpal

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Extrait

 Nous y sommes : « Au moment où je vois ce que nos compatriotes peuvent dépenser pour les forfaits de téléphonie, la vie quotidienne… Se dire qu’on va passer de 50 centimes à 1 euro pour une boîte de médicaments, je n’ai pas le sentiment qu’on fait un crime terrible ». Lors de sa conférence de presse du 16 janvier, Emmanuel Macron a défendu le doublement du montant de la franchise médicale. Les sommes, soi-disant sans conséquences sur le budget des ménages, auraient même une vertu : celle de “responsabiliser les patients”. Ce n’est pas la première fois que l’on entend cette petite musique de la responsabilisation : elle avait déjà été convoquée sous Sarkozy pour justifier la création de la franchise de 0,50 € par boîte de médicament et de 2 € par transport sanitaire.

A entendre les tenants de la « responsabilisation », non seulement les assurés sociaux développent volontairement des comportements individuels à risque, mais encore, lorsqu’ils sont malades, ils n’ont pas conscience qu’ils doivent user de leurs droits d’être soignés avec discernement et abusent des consultations et des médicaments. Un tel discours a permis que, sous des formes diverses et peu lisibles, les patients supportent une partie du coût des risques liés à la maladie, en lieu et place d’une prise en charge collective et solidaire. En réalité, il ne s’agit pas tant de modérer les dépenses liées à la Santé que d’en faire porter le poids aux individus.

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Extrait

En novembre 2023, Amélie Oudéa-Castéra, qui n’était alors que ministre des sports, est auditionnée par la Commission d’enquête relative à l’identification des défaillances de fonctionnement au sein des fédérations françaises de sport sur son passé de directrice générale de la Fédération Française de Tennis, poste qu’elle a occupée durant un peu plus d’un an entre mars 2021 et mai 2022 – alors nommée ministre du second quinquennat de Macron. Interrogée par le député LFI François Piquemal sur l’importance de sa rémunération à ce poste de direction – 500 000 euros par an, 35 000 net par mois, elle répondait en ces termes : “Je comprends très bien que 500 000 euros puisse paraître élevé au regard des standards de vie des Français…” avant de justifier sa rémunération par la manne financière que représente le tournoi de Roland Garros, et d’affirmer “Cette institution ne touche pas le moindre euro de subvention publique“. Sauf que c’est… faux ! La commission d’enquête a établi depuis que la FFT touchait bien de l’argent du contribuable, au moins plus d’un millions d’euros par an. Une fois ce mensonge exprimé, la ministre s’est victimisée devant les députés, précisant que pour aller diriger la FFT, elle avait “divisé par X sa rémunération et que le sujet c’est la passion”.

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