A destination des salarié.e.s du CADA* de Digne.

*  Un Centre d’accueil de demandeurs d’asile est un foyer ou dispositif hôtelier spécialisé pour l’hébergement des demandeurs d’asile durant le temps d’examen de leur demande.   


cultures solidaires 04 <sol-inter.04@orange.fr>

sam. 11 mai 2024

c Mardi et c du lourd

     à 14h délégation au CADA à propos de la lettre que je remets en pj si vous voulez 13h30 café au local pour y aller ensemble.

à 17h 45 au local du secours popréunion du groupe fête pour répartition des taches pour la « faîtes de la solidarité ».

et enfin réunion de sol-inter à 18h30 au local du secours populaire rue de l’hubac.

Odj :

-Compte rendu live de la rencontre avec le personnel du cada de l’après midi

-Suite du débat engagé lors de la réunion resf du 2 mai sur notre rôle éducatif au-delà des cultures.

-et si possible sur les conséquences de la nouvelle loi immigration sur notre travail.

(si vous avez des docs sur la question, faites les parvenir)

bises K


Depuis quelques années les familles en présence indue au CADA sont expulsées de leur logement par la préfecture avec comme perspective 3 nuits d’hôtel et les centres pour organiser l’aide au retour.

Bien sûr aucune famille ne souhaite cela et vous leur donnez nos coordonnées pour rechercher une éventuelle alternative, mais il nous semble important  de ne pas entretenir d’illusions sur notre rôle et de préciser, au besoin en collaboration avec vous, le rôle de RESF dans l’après CADA car ses familles viennent nous rencontrer pensant que nous leur trouverons un logement.

RESF est un réseau de citoyens qui jugent que l’accueil des familles doit être inconditionnel et assurer santé, éducation, logement et accès aux activités sociales et culturelles.

Nous parlons d’accueil et pas d’asile qui reste du domaine exclusif de l’état. Ces citoyens jugent que cet accueil n’est pas assuré et que l’asile une fois refusé équivaut à un rejet inadmissible au niveau humanitaire. Nous essayons de dénoncer cette situation et de les accompagner dans la mesure de nos capacités basées sur le bénévolat et la solidarité. Nous sommes dans une démarche d’opposition au système et pas une structure sociale organisée ou subventionnée par l’état, cela doit être perçu clairement par les personnes avec qui vous nous mettez en contact car cela permet de comprendre nos limites.

Nous vous détaillons ci dessous ce que nous entreprenons avec les familles qui nous contactent :

  • Nous les recevons et les écoutons dans le cadre d’une « permanence » à la bourse du travail dans les locaux d’un syndicat, nous prenons note de leur situation.
  • Nous leur proposons d’essayer de constituer un comité de soutien dans l’école ou le collège ou sont inscrits leurs enfants (cela ne marche pas forcément) et avertissons la préfecture de la constitution de ce comité afin qu’elle sache que ces parents ne sont pas isolés.
  • Nous leur proposons également de préciser leurs demandes afin que nous la transmettions à l’ensemble du réseau. Dans le cas où ils nous demandent ces interventions, nous faisons le point tous les mois sur leur situation et sur les réponses que nous pouvons leur transférer de la part du « réseau ».
  • Si nous n’avons pas réussi à former un comité de soutien nous désignons un « mini comité » formé de membres de RESF chargé de les suivre et de concrétiser notre solidarité matériellement pour tenter de trouver des solutions.

Le réseau nous a amené parfois des réponses aux problèmes de logement et aux problèmes financier ce qui peut  laisser penser que cela est systématique et provoquer une grave incompréhension.

En particulier sur le problème du logement, il faut bien comprendre que nous n’avons à priori aucune solution. Nous essayons de soutenir les familles pour chercher un logement accessible, mais en aucun cas nous ne résolvons ce problème.

Pour nous et malgré nos efforts, l’exclusion des familles en présence indue par la préfecture reste une mise à la rue et une obligation de retourner dans leur pays d’origine même si dans les faits cela ne se passe pas souvent comme cela.

Nous comprenons bien que ce n’est pas facile pour vous d’interrompre le travail que vous fournissez lorsque ces familles sont au CADA .

Nous sommes prêts à en discuter avec vous afin de minimiser les conséquences et les traumatismes engendrés par cette situation.

Bien cordialement , RESF Digne

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